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samedi 23 août 2014

Collection de goshuin ご朱印




La première fois que je suis venue au Japon, j’ai été assez fascinée par les sanctuaires shinto et les temples bouddhistes, mais j’avoue  qu’à part ce que j’avais pu apprendre en cours à la fac, je ne connaissais pas très bien ces deux croyances (je n’utilise pas le terme « religion »). Je trouvais les bâtiments hyper jolis, colorés, avec une architecture que je n’avais jamais vu en France, avec les lieux de culte parfois un peu paumés entre deux buildings, souvent assez calmes quand ils ne sont pas hyper touristiques, parfois entourés de verdure, apaisants… Bref j’aimais beaucoup les visiter.





Grâce au billet posté sur son blog, Eva m’a fait découvrir un moyen de donner un sens à ces visites. Certes c’est sympathique de se rendre dans un sanctuaire ou un temple, d’y faire des photos et éventuellement une petite prière, d’acheter des omamori お守り(porte-bonheur) ou d’écrire un vœu sur une ema (petite tablette en bois qu'on suspend ensuite)… mais je crois que ce n’est pas le genre de chose que je recherche.

J’ai alors appris grâce à son blog (que je recommande de visiter car hyper intéressant ! ^^) ce qu’était un goshuin 御朱印 (se prononce go-chou-inn) (ou shuin 朱印, c’est-à-dire « sceau », le préfixe « go » étant un préfixe honorifique). C'est une calligraphie faite par un employé du temple (une maiko, un prêtre etc…) assortie du tampon du temple/sanctuaire le tout écrit sur un petit carnet dépliable qu’on appelle goshuinchou 朱印帳 (se prononce chou-inn-tchoo)
Le tampon est unique à chaque temple/sanctuaire et la calligraphie correspond au nom du temple/sanctuaire (au milieu de la page) ainsi que le jour de la visite (écrit à gauche).

A droite, Ikuta-jinja (Kôbe)



Celui de droite est un peu moins joli...
Je trouve que l’écriture japonaise, mais surtout les kanjis, est très belle. C’est une des raisons qui m’a fait connaitre et aimer le Japon. C’est pourquoi à mes yeux, les goshuin sont de petites œuvres que j’aime regarder, c'est devenu une sorte de « petit trésor » (takaramono 宝物). J’aime beaucoup ouvrir mon carnet et regarder mes différents goshuin ^^
J’adore quand ils sont tracés au pinceau avec de l’encre noire, quand le tracé est un peu artistique et compliqué, ou quand il est tout en rondeur ou quand au contraire c’est très bien tracé et qu’on reconnait vraiment les caractères… Mais il y a des goshuin tracés au stylo et ceux-là je les trouve un peu tristounets du coup ^^;

Généralement le goshuin est fait sous vos yeux, mais parfois l’employé du temple ne le fait pas lui-même et vous guide jusqu’à un guichet réservé aux goshuin ou emporte votre carnet et vous fait patienter quelques minutes le temps de le faire remplir et de revenir.
Normalement, il n’est pas possible de faire de photos ni de faire de vidéos pendant le tracé. J’ai demandé à un ami prêtre mais il ne sait pas trop pourquoi c’est pas possible « Peut-être parce qu’ils sont timides ? » mais j’avoue que ça me satisfait pas XD  Sur Google j'ai vu quelques photos dont peut-être que ça dépend des endroits ? Mais j'ose pas demander en fait ahahah ^^






御朱印所 Goshuin-sho
Cela indique que c'est ici que
vous pouvez recevoir un goshuin.


Photo trouvée sur ce blog
Il est possible de demander un goshuin dans les temples ou les sanctuaires, le prix est le même partout : 300 yens (2.20€). Il est possible que certains sanctuaires ou temples chargent davantage, mais normalement ça n’excède pas les 500 yens. Les carnets coûtent dans les 1000 yens environ, mais je pense que ça dépend du carnet. Il y en a de très très jolis avec une couverture colorée, représentant un paysage ou reprenant des motifs qui font très asiatiques…. Après coup, j’avoue ne pas être très fan de l’apparence du mien par rapport à des carnets que j’ai pu voir dans les mains d’autres personnes. Du coup si vous commencez cette collection, je ne conseille pas de prendre le premier shuinchou venu, prenez le temps d’en acheter un qui vous plait ^^



A Kagoshima, j’ai montré ma collection à un vieux monsieur qui était persuadé qu’on pouvait deviner les traits principaux de caractère de la personne rien qu’en regardant comment elle écrivait et deviner si c’était un homme ou une femme. Je suis pas très convaincue, mais c’était très amusant d’essayer de mettre un trait de caractère sur chacun des goshuins ! ^^
De manière générale, je pense que c’est assez méconnu des Japonais, bien que selon ce que j’ai pu voir sur internet, sur Facebook ou après en avoir discuté avec des Japonais, ça commence à devenir de plus en plus populaire. Il existe même ce qu’on appelle des « goshuin girls » ou « shrine girls », des jeunes filles/femmes qui s’organisent pour se rendre dans des sanctuaires dans l’optique de les visiter et de collecter des goshuin.
Pour ma part comme je l’avais écrit avant, je suis plus attirée par les sanctuaires (Shintoïsme) que les temples (Bouddhisme), aussi je ne collectionne pas ces derniers, sauf quand le lieu est particulièrement populaire (comme le Kiyomizu-dera de Kyôto par exemple).



Voilà ! J’espère vous avoir donné envie de commencer vous aussi une petite collection de goshuin !! (*^^*) Et même si vous n'avez pas envie de faire la « chasse aux temples et sanctuaires », c'est toujours sympa de garder une trace des endroits 'touristiques' du Japon non ? ^^

jeudi 5 juin 2014

Gôtoku-ji 豪徳寺, le temple aux Maneki-neko [Tôkyô]



Pour mon dernier jour à Tôkyô, le 29 mai, je suis partie un peu loin du centre ville dans un quartier résidentiel appelé Setagaya. C'est accessible depuis Shinjuku pour 190 yens (j'expliquerai le chemin en dessous de cet article ^^).



Ce quartier n'est intéressant (d'un point de vue touristique) que pour son temple, le Gôtoku-ji 豪徳寺. Il abrite en particulier la tombe d'un daimyô (gouverneur dans le japon féodal) nommé Ii Naosuke 井伊 直弼. Selon la légende, le maneki-neko 招き猫 (un chat qui lève la patte), un des symboles du Japon vient de ce temple. En se rendant dans la bâtisse qui abrite la boutique du temple, il est possible de se procurer une feuille avec la légende du temple (en anglais et japonais).




Pour résumer, il y a fort fort longtemps, le temple n'était pas aussi prospère qu'aujourd'hui. Un moine demanda à son chat d'apporter la richesse à son temple, chose qui ne tarda pas... En effet, quelques mois plus tard, quelques samurais qui rentraient chez eux furent intrigués par le chat en question qui leur faisait un signe de la patte. Ils vinrent à la rencontre du moine et finirent par boire le thé ensemble, quand soudain une tempête éclata. Elle dura si longtemps que le moine fit une prière pour l'arrêter, ce qui impressionna fort un des hommes, qui se trouve être en fait Ii Naotaka, daimyô du domaine de Hikone. Il y vit un signe et fut fort généreux avec le temple qui connut enfin la richesse. On fit alors une statue du chat qui lève la patte, en son honneur, comme symbole de richesse et prospérité.

Les très grands maneki-neko vont jusqu'à 5.000 yens !




Comme beaucoup (toutes ?) d'histoires, avec la transmission orale cette légende n'est qu'une parmi d'autres, elle mélange plusieurs éléments de d'autres légendes sur le maneki-neko. Certaines disent que le chat a évité aux samurai de se prendre la foudre, d'autres qu'il s'agit d'un riche homme et non d'un seigneur etc....




Le domaine est étonnamment grand et très agréable, mais la partie consacrée au chat est elle d'assez petite envergure en comparaison. Le cimetière du domaine est très joli (comme beaucoup de cimetières). Le tout est véritablement charmant, à l'abri du tumulte de Tôkyô et des foules de touristes. D'ailleurs il n'y avait pas grand monde sinon des personnes âgées, quelques couples et quelques gens seuls. C'est hyper calme, l'occasion de voir quelque chose de différent sur Tôkyô je recommande donc chaudement ! ^^







Tout le monde -ou presque- achète et dépose un maneki-neko


Le cimetière


Tous les jours de 9h à 17h


[sur Google Map]
879-1302 Oita-ken, Kitsuki-shi, Yamaga-machi, Ooaza Tateishi 2385
〒879-1302 大分県杵築市山香町大字立石2385


Deux maneki-neko achetés (+ pièce de 5yens porte-bonheur)

Une fois arrivé à Shinjuku repérez (essayez !) la ligne qui s'appelle Odakyu Odawara Line. Montez dans n'importe lequel des deux métros, il me semble qu'ils s'arrêtent tous les deux à Gôtokuji (mais j'avais pris celui sur la droite perso). Le trajet dure un peu plus de 15 minutes autrement dit c'est vraiment pas loin !
En sortant de la gare, vous verrez en face un statue de maneki-neko en pierre. A votre droite la rue descend, à votre gauche la rue monte. Il faut prendre la route de gauche et aller tout droit, toujours tout droit. Au bout de peut-être 5-6mn vous passerez devant un Lawson (à votre gauche) tandis qu'à droite il y a des rails. Continuez tout droit puis quand vous ne pourrez plus aller tout droit, allez à gauche. Vous apercevrez une structure de pierre et des arbres, c'est là ! J'ai fait tout le tour ou presque pour trouver l'entrée, il y en a plusieurs qui sont fermées donc il faut marcher un petit bout de temps pour y parvenir. Je pense que le plus pratique c'est de ne pas aller jusqu'à la structure de pierre mais de prendre une rue juste avant pour contourner le domaine à droite.

Petit plus !

Sur le chemin, vous ne pouvez vous trompez, il y a plein de chats dessinés sur des réverbères et les vitrines des magasins ont (presque) tous leur maneki-neko :)



mardi 5 juillet 2011

Asakusa 浅草 [2011]

Higashi Hongan-ji, vu depuis le cimetière attenant

Vers 16h je me suis éloigné du centre d’Asakusa pour voir le Higashi Hongan-jin 東本願寺 un temple bouddhiste. C’est à environ 10mn à pied depuis le Sensôj-ji, soit pas très loin…. Mais il n’y avait personne.
Pas un touriste, pas un appareil photo.
Incroyable !
Du coup je me suis même demandé si c’était ouvert. Grosse surprise et gros coup de cœur : l’intérieur est juste…. magnifique. Je ne sais pas de quand date le bâtiment, mais l’intérieur doré est juste incroyable, étincelant, on voit qu’un soin très particulier est apporté au niveau de l'entretien et pour le placement des éléments. La partie ou la divinité est représentée et adorée, ainsi qu’un espace de prière et une sorte d’estrade/couloir/scène, ces deux-là sont surélevés par rapport au niveau du sol sur ce qui ressemble à une "estrade". Bon, c’est un peu dur à expliquer, quoi qu’il en soit, c’était magnifique, alors je laisse place aux photos (^^)


Ah, je tiens à préciser, dès mon arrivée, en voyant la beauté des lieux, j’ai de suite demandé s’il était possible de faire des photos, je ne vous raconte pas mon état quand l’employée m’a dit que oui, bien sûr…! Parfois il n’est pas possible de faire des photos de la divinité, ou en tout cas l’espace réservé à la prière est réservé aux croyants qui souhaitent s’y recueillir. Parfois c’est donc "caché" par un rideau de fer qui permet de voir vite-fait... Ici, c’est totalement accessible visuellement parlant, en revanche il n’était pas autorisé de monter sur l’espèce de scène surélevée.

Ensuite je suis allée au cimetière à côté. C’était le premier dans lequel j’allais, et (bon, je sais je me répète…) c’était très joli. Tout est bien tenu, il n’y a pas de détritus ni papiers par terre, seulement quelques feuilles mortes çà et là. Ce jour-là, il soufflait un vent de tous les diables, quelques fleurs s’étaient envolées, mais pour la plus part, elles tenaient encore dans les sortes de bocaux en pierre de part et d’autre de la pierre tombale.
Pour ceux qui l’ignorent, le Japon incinère ses morts et les cendre des défunts sont conservées dans ces monuments qui sont les équivalents de nos tombes. Particularité, les religions principales étant le shintoïsme et le bouddhisme, je n’ai vu aucune croix chrétienne. Je ne m’y connais pas vraiment dans les cimetières japonais, alors je ne saurais pas ajouter davantage à ce sujet...


J’allais sortir du cimetière et rentrer chez moi, quand j'ai entendu des chants.... je suis alors rentrée à nouveau dans le Hongan-ji, et j'ai pu entendre les chants religieux des moines bouddhistes et les sutras.... sérieusement c'était très émouvant, très beau, de les entendre tous unis pour chanter et adorer leur divinité.... c’était fort en émotion.
Sur la vidéo qui suit, on croirait que je me cache ou quoi, en fait j’avais peur de déranger, donc je me suis pas mal isolée et mise sur le côté et ai évité au mieux de faire du bruit. 


J’ai vraiment eu de la chance ce jour-là, car juste après avoir fini de réciter leur prières ils ont fermé les panneaux adjacents, de part et d’autre de chaque « pièce », plus possible de voir ce qui était de l’autre côté, aussi j’avais bien fait de faire les photos avant la procession, sans quoi ça n’aurait pas été visible.

En fin d'après-midi j’ai traversé le pont Azumabashi 吾妻橋, non sans avoir fait quelques clichés de la Flamme Dorée design par Philippe Starck, ainsi que le bâtiment Asahi (les bières japonaises) dont la structure dorée avec du blanc au-dessus, fait penser à une chope de bière sur laquelle trône la mousse. A côté des bureaux d’Asahi, et à l’intérieur, il y a des brasseries et des restaurant, j’ai choisi un très sympa et intime où je me suis attablée quelques instants.

Flamme dorée
Tôkyô Sky Tree toujours en construction 東京スカイツリー
En traversant le pont, à l’entrée, il y avait des bagages abandonnés protégés du soleil par un parapluie. En rentrant après mon verre…. Ces bagages étaient à nouveau là ! Encore une preuve qu’au Japon, vous pouvez laisser vos affaires sans surveillance, vos vélos sans chaine de sécurité, votre sac au Starbucks le temps 'aller aux toilettes, votre porte-monnaie dépassant très largement de la poche arrière de votre jean sans être inquiété d’un quelconque voleur...

En longeant la rivière Sumida 隅田川, il y avait aussi la statue de Katsu Kaishû 勝 海舟 « officier de la marine japonaise et un homme d'état qui vécut pendant les dernières années du shogunat Tokugawa 徳川時代 et le début de l'ère Meiji 明治時代 ».


Cette journée a été à nouveau riche et fort fatigante !

Asakusa 浅草 [2011]

Pour le 3eme jour, je m’étais dit que j’allais rester dans les visites de temples et sanctuaires, c’est pourquoi j’ai choisi Asakusa 浅草 et son ambiance très "Edo".
A peine sortie du métro, les touristes se font accoster par des hommes avec des tas de cartes de la ville. Ce sont des conducteurs de jinrikisha 人力車, des sortes de pousse-pousse japonais, tiré donc par un homme à la force de ses bras, et dans lequel deux personnes maximum peuvent monter. Ils font le tour de plusieurs sites touristiques pour quelques 2500 yens.


Hanzomon (vu depuis le Sensô-ji)
J’ai emprunté la Kaminarimon-dôri depuis la sortie de métro pour rejoindre la porte en question Kaminarimon (雷門 Porte du Tonnerre). Celle-ci est fréquentée par d’autres conducteurs de jinrikisha, et de nombreux touristes s’y font prendre en photo. Elle est entourée de deux dieux, celui de la foudre à droite, et celui du vent à gauche.

Cette porte mène à une allée entourée d’une centaine de boutiques différentes. Il y en a pour tous les goûts, straps mignons/porte-clés/jouets, des boutiques de biscuits, spécialités japonaises et plusieurs types de nourriture, des yukatas et éventails et même une boutique qui vend un peu de tout à l’effigie de vos stars de dramas ou de la musique préférés (Arashi, News, KAT-TUN, des groupes coréens comme Shinee ou les Girl’s Generation…).

Une fois cette allée traversée, on passe par une seconde porte : Hanzômon (半蔵門 Porte de la Salle du Trésor). Celle-ci est entourée de deux gardiens ni-ou 仁王, l’un bouche ouverte l’autre fermée, datant de 1964. Elles font 5.45m de haut et plus de 1000kg !

Sensô-ji

Enfin, on a une très belle vue sur le temple bouddhiste Sensô-ji 浅草寺, un des plus vieux du Japon car construit en 628. Il est consacré à la déesse Kannon et est visité par pas moins de 30 millions de personnes par an... A l’entrée il y a plusieurs petits monuments et statues, j’ai le nom de la plupart, mais il m’en manque sans doute car tout n’est pas indiqué...

Pagode à 5 niveaux
A l’intérieur, c’est superbe et relativement grand. Ce temple est bien sûr utilisé pour prier la déesse Kannon, aussi tous les jours à 6h, 10h et 14h, les bonzes récitent des sutras au son des tambours. Il va sans dire que j’y suis allée à l’heure indiquée et que c’était très beau bien qu’avec les gens qui jetaient des pièces pour prier faisaient énormément de bruit. A mon grand étonnement, il y avait pas mal de fidèles venus prier, je pensais que ces derniers allaient plutôt dans des endroits plus intimes, moins touristiques, mais en fait pas du tout.

A propos des pièces jetées pour prier…. Il est très drôle de voir les gens les jeter (il ne faut pas juste les faire glisser) : certains en jettent tellement qu’on croirait qu’ils vident leur porte monnaie, ça fait un bruit fou et tout le monde se retourne vers l’intéressé avec un air « MER IL EST FOU ! » (certains comprendront la référence, d’autre non …), ou alors il y a ceux qui se croient au baskets et qui jettent la pièce depuis l’autre bout du Sensô-ji à quelques mètres, la pièce survolant la tête des touristes en face (et bien sûr, elle tombe toujours dans la « boite » qui accueille les dons, car un filet de protection sépare cette partie du temple avec la partie réservée à la prière.
Bref y’a des trucs assez funs à voir dans un temple ! (^^)

Avant de partir, j’ai souhaité testé un omikuji おみくじ, une divination écrite sur une feuille de papier. S’il en existe des « automatique » en machine, celles-ci étaient à tirer soi même.

Fonctionnement : on met une pièce de 100 yens dans le véhicule à roulettes qui contient les omikuji, on prend alors une boites en métal qu'on agite en espérant attirer la bonne fortune et la chance sur soi. Cette boite contient des baguettes de bois sur lesquelles un numéro (en kanji bien sûr) est écrit. Un seul bâton peut sortir à la fois de la fente. Regardez le chiffre qui y est écrit, et repérer ce chiffre sur les tiroirs en face de vous. Enfin, vous pouvez prendre la divination dans le tiroir du chiffre que vous avez tiré, et lisez là. Si la prédiction parle de malchance, il est de rigueur d'accrocher la prédiction sur une tige du cadre de bois en rouge.
Même si on tire un omikuji prédisant de la malchance, rien n'est écrit d'avance, ce n'est pas une tragédie !

Pour ma part j'ai tiré Good Fortune, le numéro 95.


dimanche 3 juillet 2011

Ueno上野 : marché et Bentendô [2011] 



Ensuite je suis partie en direction du Bentendô 弁天道, temple consacré à la divinité bouddhiste et hindou (Sarasvati) nommée Benzaiten 弁才天 en japonais. Elle préside le savoir, l'art, la beauté, l'éloquence, la musique, la littérature, les arts et les sciences, la vertu et la sagesse, la prospérité et la longévité. Rien que ça...

Pour arriver jusque là, il fallait prendre une petite allée bordée de petites échoppes proposant de la nourriture japonaise, takoyaki, yakisoba, ramen et diverses choses très appétissantes. Mais avec cette chaleur, je sais pas comment font les gens, je ne pouvais rien avaler...

A côté du Bentendô, il y avait une plaque de 1976 et une sorte de calendrier "symbole du respect mutuel et de l'interdépendance entre japonais et américains" célébrant l'amitié entre un Japonais et un Américain pendant la guerre.

La vue depuis le Bentendô sur les nénuphars est superbe ^_^