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vendredi 18 septembre 2015

Avoir un baito quand on est au Japon -1- Prof particulier




https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/09/18/avoir-un-baito-quand-on-est-au-japon-1-prof-particulier/


Nous sommes déjà au mois de septembre, et qui dit septembre dit rentrée et début des échanges/séjours d’étude à l’étranger.. !

La vie ici n’est pas trop hors de prix, nous n’habitons pas à Tokyo ni Osaka (cependant on est à 30mn de train et dans une ville huppée), le taux de change est à notre faveur (100 yens = 0.73 euros, et il y a beaucoup de choses qui ne coûtent que 100 yens ici), et si on ne fait pas de folies on peut vivre très correctement même sans bourses ou aides, j’en suis la preuve vivante ! (à condition d’avoir économisé avant par contre !)
Mais si on veut profiter davantage, voici quelques idées pour se faire un peu d’argent via un baito (petit boulot) quand on est étudiant.

C'est très long donc je découpe en plusieurs parties :)


-1- Prof particulier : cours de français ou d’anglais


Il m’a été conseillé par les Français de ma résidence qui étaient là avant moi de m’inscrire sur Hello-sensei (=Bonjour professeur), un site en anglais et en japonais, fait pour les Japonais qui souhaitent apprendre une langue étrangère.
Bien sûr y'a plein de sites et vous pouvez vous inscrire sur autant que vous voulez pour multiplier vos chances d'être contacté :) Notez que Hello-Sensei est gratuit, les autres je ne sais pas !


Captures d'écran du site web !

Pour vous inscrire, c’est écrit en anglais et en japonais, vous donnez vos infos persos (nom, numéro de téléphone japonais si vous avez, etc… On vous demande quelles langues vous souhaitez enseigner et quel est votre niveau, si vous avez de l’expérience dans l’enseignement, à qui vous voulez enseigner, par quelle manière, votre niveau personnel en japonais, vos horaires et vers où vous pouvez vous déplacer (station de train etc…). C’est vraiment très bien fait.
Je vous conseille d’écrire un maximum de choses dans la partie présentation, d’écrire en japonais français et anglais. Essayez d’être un peu large dans vos disponibilités, dans la localisation de vos cours, vous négocierez ensuite avec votre élève par mail au niveau des jours, des horaires, du lieu etc…


Pour le prix des leçons, il est bien vu de faire la première leçon gratuite ou à 1.000 yens par exemple. Pour les autres leçons, la moyenne est souvent dans les 2.500 yens de l’heure (18 €), mais j’entends souvent dire que c’est « Vraiment pas cher !! ».

Notez que les frais de transport devraient être à la charge de votre élève, j’en ai souvent entre 300 et 540 yens aller-retour pour aller jusque la maison de mes élèves, je suis donc remboursée. Certains ne vont pas forcément y penser, mais vous pouvez demander à être remboursé des frais de transport si c’est un peu loin de chez vous à partir du second cours par exemple.



Mon expérience :

J’ai actuellement 3 élèves, deux d’entre elles ont un très très bon niveau de français, nous parlons exclusivement en français, la troisième a un niveau intermédiaire, mais vraiment bon quand même, nous parlons en français-japonais. Ce sont trois femmes, je les ai toujours rencontrées dans un café avant d’aller chez elles, histoire d’avoir un premier contact.
Un petit livre en français pour le petit de M-san


Ma première élève M-san a un petit enfant, et souhaite qu’il acquière quelques mots et qu’il soit en contact avec la langue française. C’est le boulot le plus merveilleux du monde que de jouer avec un petit garçon adorable et joyeux en parlant en français… !

Je fais cela 30mn puis les 30mn restantes M-san lit un article en français, je corrige ses éventuels soucis de prononciation (parfois la prononciation des noms de famille, nom de villages peut être déroutante) et explique le sens des mots ou j’essaie de faire comprendre la grammaire en expliquant le sens de la phrase.
Cette élève est extrêmement douée, les articles qu’elle lit sont vraiment difficiles et il m’arrive souvent d’être déroutée quand je dois expliquer ce que veut dire .....
« on retrouve la dimension holistique qui caractérise sa philosophie » ou
« il faut quitter la nationale et emprunter une petite route où l’asphalte n’a fait que recouvrir les chemins des muletiers : dans cette région, ce sont les transhumances qui ont entretenu les chemins ».
.....voilà voilà !!


Les articles imprimés et qu'on travaille en cours
Ma deuxième élève I-san est une dame adorable, également très intéressée par la France, sont niveau de français et surtout sa compréhension sont très bons. Nous passons également 1h à lire des articles, je lui explique certains mots ou la grammaire, ou le sens de certaines phrases qui peuvent être confuses. Sa prononciation est très bonne et les articles qu’elle choisit suivent l’actualité, ce qui nous donne beaucoup de sujets de conversation (départs en vacances, longueur des congés payés en France –au Japon déjà 5-7 jours de vacances c’est très long, alors 3 semaines de congé payés….. ? Impensable !-, la rentrée, les courses de rentrée…). I-san est très bonne pâtissière, pour mon plus grand plaisir et celui des membres de sa famille. J’ai toujours droit à un petit thé avec un gâteau ou une glace faits-maison, et nous discutons ainsi en français de divers sujets.

I-san habite aussi à Takarazuka, du coup j’ai appris plein de choses grâce à elle ! Et pour celles et ceux qui aiment les dramas, peut-être connaissez-vous l’actrice Maya Miki 真矢みき (qui a joué dans LIFE, Zettai Kareshi, Attention Please etc…) ? I-san m’a appris qu’elles étaient de la même famille, à un niveau plus éloigné que cousines par alliance, quelque chose comme ça (mais tout de même… !), et que Maya Miki était une actrice fort célèbre de la troupe de Takarazuka il y a quelques dizaines d’années. J’étais fort surprise !


Je n’ai vu ma troisième élève S-san qu’à deux reprises car nous avons commencé il y a peu et elle est tombée malade ensuite. Elle est vraiment passionnée par la France, en particulier la chanson française, et en particulier... Damien Sargue.
Vous non plus ce nom ne vous dit rien… ?
Mais siiii, c’est Roméo de la comédie musicale « Roméo et Juliette » produite en 2001 !
« Les Rois du Moooonde, sont au sommeeeet… ! »
« Aiiiimer, c’est c’qui y’a d’pluuuus graaaannnd… ! »
Ça y est, vous situez ?

Des cours préparés pour débutant/niveau intermédiaire
Du coup on travaille la prononciation des paroles en français (et emportée par sa joie elle se met parfois à lire comme si elle chantait « 歌っちゃった!(笑) »), le sens des mots etc. C’est pas évident car du fait que ça soit une chanson, les phrases ne sont pas bien formées grammaticalement parlant. Parfois c’est aussi difficile de retrouver de quoi on parle, à quoi correspond les petits mots comme « nous », « on », « leur », « la » etc…Mais c'est super nostalgique pour moi de réécouter ces chansons (^^)




Ces trois personnes sont toutes très gentilles (comme pratiquement tous les Japonais que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent en fait), j’adore les voir et faire ces cours de français. Ce n’est pas affreusement compliqué, et ça me permet de retravailler aussi mon français, de me poser des questions sur quand on utilise « en » ou « à » (« à pied » et « en voiture »…) et surtout de partager ma culture avec des personnes qui sont intéressées par la France. 

Étant donné que mes élèves ont un bon niveau, j’ai investi dans deux bouquins de grammaire en français et japonais qui permettent d’expliquer le temps des verbes et des points de grammaire, l'utilisation des "en", de "lequel lesquels" etc. Si des gens veulent en savoir plus sur ces bouquins qu’ils me contactent !




Pour les filles : même si le Japon est un pays sûr, acceptez un premier rendez-vous dans un endroit public, sait-on jamais. Cela dit ça marche aussi pour les garçons hein ^^ !

Je n'ai parlé de mon expérience qu'en français car je ne fais pas l'anglais mais plein de Français que je connais ont fait des cours d'anglais.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! 


https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/09/18/avoir-un-baito-quand-on-est-au-japon-1-prof-particulier/

mardi 28 juillet 2015

Les couleurs du Japon


https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/07/28/les-couleurs-du-japon/

Étudier le japonais permet d'en apprendre un peu plus sur la culture japonaise. Il y a quelques temps, je me suis fait plusieurs fois la réflexion que la façon de parler des couleurs ou le choix des couleurs était très différent de la France.



Ce qui m'a étonné au tout début à mon arrivée c'est d'apprendre que la couleur que les enfants choisissent pour dessiner le soleil diffère selon les pays.

En France on va naturellement vers la couleur jaune, mais au Japon on choisit le rouge. Il n'y a d'ailleurs qu'à regarder les couleurs utilisées pour la météo pour remarquer cette différence.




Sur mon portable aussi l'emoticon du soleil est rouge, et celui de la lune est jaune.
Bon pour dessiner la lune, je prendrai naturellement un crayon jaune, même si pour moi la lune est blanche, mais si je prenais un crayon rouge pour faire le soleil, je pense que les gens se poseraient des questions, genre est-ce que j'ai pas dessiné la planète Mars à la place... ?

Cela dit, quand on regarde le drapeau du Japon qui représente le soleil (disque rouge), le choix de la couleur rouge parait évident.
(mais ce n'est que maintenant que je le remarque...). C'est vrai qu'en journée le soleil est plus jaune dans le ciel, mais tôt le matin et tard le soir le soleil est définitivement rouge.











Une des différences les plus notables quand on étudie la langue, c'est l'utilisation du mot "bleu" (ao) pour parler de choses qui sont fondamentalement vertes.

Tout le monde conviendra que les feux de circulation ont trois couleur : vert, jaune et rouge.
Au Japon ne n'utilise pas le mot "vert" (midori) pour parler du feu vert, mais le mot "bleu" .

Et ainsi le mot "bleu" est utilisé pour décrire des choses qui sont réellement de couleur verte :
la montagne
les pommes vertes りんご
le teint vert du visage 顔が
les feuilles vertes
 ....le bleu reflète également le fait qu'une chose n'a pas encore tout à fait atteint le stade de la maturation, comme un jeune homme 年 "année bleue". D'ailleurs en France aussi quand on parle de quelqu'un qui débute quelque chose, on dit que c'est "un bleu"... !

Il semblerait aussi qu'autrefois, il n'existait pas de terme pour différencier exactement le bleu du vert et qu'on utilisait donc le même terme. Et ça ne s'applique pas seulement qu'au Japon mais plusieurs pays d'Asie ne font pas de distinction nette entre ces deux couleurs.

Il y a plusieurs expressions qui m'étonnent avec le bleu, comme quand on utilise cette couleur pour désigner.... la robe noire des chevaux qui est "bleu" 毛 ! Pourquoi ne pas simplement dire noir ?




Autre chose amusante, c'est la désignation des couleurs à travers une chose (fruit, arbre, animal...). En France on dit "marron", mais ici on utilise le terme "la couleur du thé" 色 (cha-iro) pour désigner l'ensemble des teintes du marron/brun. Ou bien....
"la couleur de la pêche" 色 (momo-iro) pour une certaine teinte de rose
"les cheveux de la couleur de l'or" 髪 (kinpatsu, ça se lit kinne-pa-tsou) pour parler d'une chevelure blonde
"la couleur des souris" ねずみ色 (nezumi-iro) ou "la couleur de la cendre" 色 (hai-iro) pour le gris
"la couleur de l'oranger" (bigaradier en fait, un type d'oranger) 色 (daidai-iro, ça se lit daille-daille-iro) pour l'orangé etc...
Il y a bien sûr énormément d'exemples. Bien sûr en France aussi on dit "rose", "orange" ou "menthe", mais globalement c'est plus pour désigner des teintes particulières.



Avec le temps, la désignation des couleurs change et je ne crois pas avoir entendu une seule fois le terme "la couleur de l'oranger" (daidai-iro) mais toujours le mot anglais "orange" (orenji, ça se lit o-rèn-ji), de même que l'anglais "pink" (pinku) me semble plus utilisé que "la couleur de la pêche" (encore que ça dépend des gens et du contexte).

Mais quand l'autre jour j'ai acheté une boite de crayons de couleur, j'ai pu voir que sur le crayon orange c'était bien écrit "daidai-iro"... ! Alors est-ce que c'est parce que les crayons de couleur sont plutôt utilisés par les enfants et qu'il faut leur apprendre le mot "daidai-iro" plutôt que "orenji" ?




























Les couleurs sont aussi importantes lors de la préparation d'un repas, et il est de bon goût d'acheter les fruits et légumes de saison. On peut ainsi préparer un bento en respectant les couleurs de saison. Par exemple, la couleur du bento de printemps et celui du bento d'automne seront assez différentes.



La recette du bento de printemps peut-être trouvée ici (en japonais) et le bento d'automne est ici (en japonais).



Ça m'intéresserait de savoir si selon les pays il y a aussi des façon de nommer les couleurs qui n'ont rien à voir avec les autres pays, ou s'il y a des couleurs qui ont une signification particulière... genre l'amour c'est plutôt rose ou plutôt rouge ?

Si vous savez, n'hésitez pas à laisser un message ^^


https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/07/28/les-couleurs-du-japon/

vendredi 8 mai 2015

[Yakatesute!! Ja-pan] TEST 1 : "Baguette" de chez AEON

Moi je trouve qu'il a une tête d'italien mais bon....
Quand on pense à la gastronomie ou aux aliments français les plus connus, bien sûr on pense très rapidement au pain, mais surtout à la baguette.

Ah le bon cliché du français avec son t-shirt rayé, son béret et sa baguette sous le bras !

Bon eh bien vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'au Japon, quand on veut vendre du pain, de la pâtisserie ou des biscuits, il peut être de bon goût de lui donner une image française genre...

-> un nom français : c'est le grand n'importe quoi, on a des noms qui n'ont aucun rapport avec le pain, il y a des pains qui s'appelle France (est-ce qu'on appellerait des spaghettis Italie nous ??), ou des biscuits qui s'appellent "Gâteau chocolat" (et ils sont très bons d'ailleurs) et d'autres noms encore mais il faudrait que je les note tellement il y en a ! Parfois c'est écrit en japonais, parfois en romaji (notre alphabet latin), mais tant qu'à faire autant écrire en alphabet, c'est plus classe quand même !

-> un packaging très français : genre BAM un drapeau français sur l'emballage plastique, pourquoi être subtil après tout ?



Bref le pain pour nous Français, on y tient, on aime la bonne baguette chaude qui sort de chez le boulanger, perso j'adore manger le crouton de ma baguette dans la voiture si bien qu'il en reste en général moins de la moitié arrivée à la maison... bref le pain, le pain, toujours le pain !


Mais au pays du riz, le pain, c'est pas encore trop ça. On ne trouve pas facilement de bon pain dans les supermarchés ou de bonnes boulangeries qui font de bonnes baguettes.
Alors puisque je suis là pour un an et que je trouve ça fun et que mon amie Laurie aussi aime l'idée, on a décidé de lancer "Yakatesute!! Ja-pan"


Pour les Français : ça se lit "y'a qu'à tester Ja-panne" (le Japan à l'américaine !)
C'est à la fois un jeu de mot et une (grosse) référence (pas subtile non plus) à un anime japonais qui parle de pain.

日本語:ヤカテステ(Y'a qu'à tester)、この文脈においては、フランス語で「食べ見よう」という意味です。



Nous avons déjà des pistes, on sait où trouver de bonnes boulangeries dans la région (c'est-à-dire les environs de Takarazuka, Nishinomiya, Ôsaka et Kôbe), mais pour rendre le jeu plus rigolo on va aussi tester des pains qui prétendent être des baguettes, qui ressemblent à des baguettes, et des pains qui ont un nom français.

On a définit quelques critères objectifs pour juger de la qualité du pain qu'on notera sur 5.
(attention on est dans Top Chef là, ça rigole plus)


TEST 1 : Le pain "Baguette" AEON achetée à Gourmet City

 
Gourmet City est une chaine de supermarché qui se trouve près de chez Laurie. En France les baguettes de supermarché sont pas mauvaises, mais clairement c'est pas les meilleures. Alors qu'en est-il des "baguettes" de supermarché au Japon ? Premier essai avec une baguette de la marque AEON.






Quand on regarde, on est quand même agréablement surpris. Ça ressemble à du pain, mais pas à de la baguette. Plutôt à une sorte de pain bâtard, moyennement long et large.
L'emballage est en plastique, ça fait pas particulièrement français mais y'a un petit épi de blé, histoire de faire nature, champs de blé et tout et tout.


Les mains ont été gracieusement prêtées par Laurie
Quand on le regarde on se dit : pourquoi pas.

Bon il a un peu la tronche d'un pain qu'on aurait chiffonné comme du papier et qui aurait gardé des plis, mais sinon il ressemble quand même pas mal à du pain. Il y a même un semblant de blanc/de farine pour lui donner un côté... heu.... pain traditionnel, pain tout frais ?
Bref ça fait illusion, c'est malin.




Je sais pas si vous voyez mais il y a UN TROU dans ma baguette !!! (?!!!)
 Bon c'est là que les choses se gâtent. OK en photo ça peut faire illusion, mais quand on touche le pain, on sent qu'il y a un truc bizarre, genre... c'est hyper mou, genre mou-bizarre, mou-pas-normal. Le pain c'est censé être croquant à l'extérieur et la mie est censée être molle, mais là c'est mou partout. On dirait du pain de mie tellement c'est mou. 
Notre "baguette" n'a d'ailleurs pas résisté au test du doigt (il va falloir trouver un autre nom à ce test....) magnifiquement exécuté par Laurie. Même après quelques secondes, on voyait nettement la trace du doigt enfoncé. Sérieusement.....





Quand on le coupe au couteau, on remarque qu'il a pas une vraie tête de baguette. Il a la tête de je-sais-pas-quoi qui fait très lourd, très épais, pas aussi aérien que la mie d'une baguette. J'ai l'impression de manger une imitation de pain. Je pense que la recette a été élaborée pour remplir l'estomac d'une personne qui aurait toujours faim tellement c'est lourd.



Ça sera d'ailleurs confirmé en mangeant. Il faut bien mâcher parce que c'est méchamment mou (trop de "m" dans cette phrase)。

Nous on a mis quelque chose dessus (chocolat ou fromage, chacun son truc) mais pain en soi n'a pas de vrai goût, et dans mes souvenirs pas non plus d'odeur. Bref pas grand intérêt. 

Y'a aussi un petit truc rigolo quand on renverse le pain, ce sont ces sortes de formes alvéolaires. Il faut croire que le pain a cuit sur une plaque avec des formes rondes qui sont restées sur le dessous. Je pense n'avoir jamais vu ça en France.



Notre avis : on rachètera pas.

Je donne 5 pains pour le nom, parce qu'un pain bâtard qui n'est pas une baguette mais qui s'appelle "Baguette" c'est fun.

Niveau goût, toucher etc, c'était lourd, pas super agréable à manger, ça imite le pain sans en avoir la saveur, mais cela dit pour un premier essai ça n'est pas si mal après tout. C'était pas "mauvais" en soi.

Pas de bruit spécial puisque le pain était mou, pas non plus d'odeur agréable.
Cependant il s'en tire plutôt pas mal niveau couleur et apparence générale.





J'espère que vous avez trouvé ça amusant ! (^^)
Si vous croisez le chemin de pains super bons ou super bizarres, faites-nous en part !

mercredi 18 février 2015

La maison de Satsuki et Mei de "Mon voisin Totoro" サツキとメイの家 [Nagoya]

"Mon voisin Totoro" (となりのトトロ) est un dessin animé des studio Ghibli, réalisé par le célèbre Hayao Miyazaki. C'est peut-être un des plus connus ou appréciés parmi toutes ses œuvres (mon préféré c'est quand même "Princesse Mononoke" mais bon) il faut dire qu'un des personnages principaux, Totoro, est plus qu'une icône au Japon, un peu à l'image de Mickey Mouse de Disney, il fait partie des personnages les plus connus au Japon. Le logo de Ghibli reprend d'ailleurs Totoro et ses comparses.

L'histoire :
Un professeur d'université, M. Kusakabe, et ses deux filles, Satsuki et Mei, s'installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l'hôpital où la mère des deux filles est hospitalisée.
Explorant les alentours, Mei rencontre Totoro, sorte de créature gigantesque et esprit de la forêt et va chercher à passer du temps en sa compagnie.




La maison dans laquelle Kusakabe-sensei et ses deux filles, Mei et Satsuki vivent est un élément important du film et a été reconstruit à Nagoya à l'occasion de l'Exposition Universelle d'Aichi en 2005. La visite de la maison est payante (voir tout en bas), mais l'entrée dans le parc est gratuit (il y a entre autre un aquaparc et un petit restaurant dans le parc mais aussi un jardin japonais à visiter, donc ça vaut le coup d'y rester quelques heures !).






Il est donc possible de visiter cette maison et de se retrouver dans la peau des fillettes, à la recherche des makkuro kurosuke まっくろくろすけ (les Noiraudes en français), à farfouiller dans les placards et les tiroirs.


Il y a une animatrice qui dirige et emmène le groupe visiter la maison, elle pose quelques questions sur le film Totoro histoire de faire patienter un petit peu et mettre de l'ambiance, c'est vraiment sympa (^^)


La visite dure en gros 30mn, les groupes ne sont pas trop nombreux (peut-être une 20aine de personnes ?) car la maison n'est pas gigantesque non plus, et l'intérêt est que tout le monde puisse aller partout, farfouiller dans tous les recoins et tout voir en prenant son temps. L'intérieur comme l'extérieur sont donc ouverts au public.







En ce qui concerne les photos, il est normalement interdit de prendre des photos de l'intérieur mais pour l'extérieur, c'est libre ! L'animatrice prend également en photo les gens qui le souhaitent d'ailleurs et encourage à ouvrir tous les placards, toutes les portes coulissantes, à tout soulever, tout ouvrir, cahiers, cartable etc... ! Même si c'est un peu 'frustrant' de pas faire de photos de l'intérieur, au moins c'est hyper libre, tout l'inverse d'un musée, on peut tout toucher !

Tout tout petit bémol, l'étage (le grenier) ne se visite pas, et c'est bien naturel, c'est peut-être pas du tout construit à la base et ça peut être dangereux vu le nombre d'enfants qui doivent visiter la maison chaque jour.

Il vous sera remis ce plan et une traduction française si vous la souhaitez (^^)
Ce qui est fou c'est qu'il y a vraiment tous les petits détails du film, c'est super bien fait, il faut l'admettre... des habits, les livres, les carreaux de la salle de bain, les lampes, le matériel de cuisine, les chaises etc.... On s'y croirait !

 




9h30-16h30
* 土日祝の観覧時間 ce sont les horaires le week-end et jours fériés 
* 平日の観覧時間 ce sont les horaires en semaine (lundi au vendredi) 

510 yens (3.70€) et 250 yens jusqu'à 12 ans
 [voir sur GoogleMap]
〒480-1342 愛知県長久手市茨ケ廻間乙1533-1
〒480-1342  〒480-1342 Aichi-ken, Nagakute-shi, Ibaragabasama, Otsu 1533-1

A vérifier sur la page évènements du site (en japonais)
 http://moricoro-park.com/shisetsu/satsukitomei/ (en japonais)


Les photos en intérieur viennent de Kotaku et les dessins de Totoro viennent d'ici !

mardi 10 février 2015

Université Kwansei Gakuin de Ôsaka : paperasse !



Pour les gens qui ne me connaissent pas, je vais pouvoir partir grâce à un programme d’échange mis en place par ma fac. Celle-ci accueille aussi quelques étudiants de Kwansei Gakuin 関西学院大学 (se lit くゎんせいがくいん ; autre nom : KGU ou Kangaku 関学).

Je ne sais pas si c’est comme ça dans toutes les facs pour le Japon, mais le dossier à compléter et rendre pour Kangaku était très conséquent, souvent des documents PDF modifiables à remplir.






- Application Form : document qui permet d’être admis à Kangaku, ce sont des infos super basiques sur l’identité, l’adresse, la personne à contacter en cas d’urgence, vos études précédentes, vos précédents séjours au Japon…

- Accommodation Request : plusieurs options s’offrent aux étudiants : deux dormitory (un à 15 000yens/m l’autre à 44 000yens/m), être logé chez l’habitant (host family) ou trouver un logement avec ses propres moyens. Si vous venez au Japon en couple, c’est sans doute la solution la plus sympa. Pour les demoiselles : j'ai appris qu'il y avait un 3e dormitory pour jeunes femmes (*), j'en parlerai un peu plus bas !

- Letter to Host Family/dormitory : il faut écrire une lettre pour votre famille d’accueil…… même si vous avez demandé à être en dormitory. Probablement parce que vous n’êtes pas à 100% sûr qu’ils aient assez de place pour tous les élèves voulant être en dormitory, la réponse ne viendra que le mois précédent votre arrivée.

- Letter of Reason to Study : ah, on commence à toucher les documents un peu intéressants ! Pourquoi voulez-vous étudier à Kangaku ? C’est une lettre à écrire soit en anglais soit en japonais, mais tant qu’à faire si vous avez étudié la langue pendant quelques années, écrivez-la en japonais.

- Personal Data : différentes information sur votre famille, leur âge et l’emploi qu’ils occupent. Comme dit le formulaire c’est optionnel -quoi que recommandé. Je vois pas du tout l’intérêt de dire ce que font mes frères dans la vie, mais soit.

- Japanese Language Assessment Report : document entièrement en japonais à remplir par votre professeur de japonais. Il atteste de votre niveau dans la langue via un système qui correspond en gros au JLPT allant du A au E, le niveau C étant N4, D est N2 et E est N1. Il atteste également de votre connaissance des formes de grammaire (il y a des cases à cocher selon que vous sachiez utiliser telle ou telle forme etc).

- Certificate of Health : c’est pas de la rigolade là. La fac demande à un médecin de remplir un document attestant de votre bonne santé et listant vos allergies et éventuelles maladies etc… Il faut aussi faire :
* une radio des poumons
* une prise de sang
* une analyse d’urine
…..rien que ça ! Ce qui est bien dans ma fac (j’ignore si c’est partout pareil) c’est qu’à part la radio on peut tout faire chez eux. Deux rendez-vous avec le médecin de la fac plus tard et c’était fini. Et en plus il n’y a rien à payer auprès du Centre de Santé (^^)

- Completed Application for Certificate of Eligibility : de loin le plus long et le moins évident à remplir. Depuis votre identité, votre situation maritale, vos moyens de financement, votre garant, la raison pour laquelle vous voulez résider au Japon… beaucoup de choses à remplir et quelques hésitations pour ma part sur quelques points très spécifiques. Comme il s’agit du document pour le Visa à remettre au bureau d’immigration, vaut mieux pas se rater.

- Statement of Finance : pour étudier à Kangaku, il faut certifier d’une certaine somme sur le compte en banque de son garant (ou le sien). Il est de 500 000 yens pour 6 mois/1 semestre et de 1 000 000 yens pour 1 an/2 semestres. Votre garant doit aller à la banque, celle-ci émet un document récapitulant les sommes présentes sur vos comptes.

- Transcript of Records : il s’agit des résultats obtenus le semestre précédent votre entrée à Kangaku. Comme je pars en avril je me suis basée sur les notes de mon année de M1.

- Certificate of Enrolment : simplement l’attestation d’inscription émise par votre université.

- Photocopy of Passport


- 8 photos

- Copy of TOEFL iBT Score Sheet : ne sachant pas trop où je devais passer le TOEFL & comme une recommandation d’un professeur d’anglais compte aussi, j’ai demandé à mon professeur d’anglais de bien vouloir m’écrire une lettre. Notez que c’est parce que les cours seront donnés en anglais, donc mieux vaut avoir un bon niveau.

- JASSO Scholarship Certificate of Enrollment and Essay : je n’ai pas demandé de bourse, la JASSO est hyper difficile à obtenir donc j’ai laissé tomber. Il faut en plus une transcription des résultats sous forme de points, c’était compliqué de l'obtenir.


Calendrier :

29 novembre : dépôt des dossier pour le programme de Printemps 2015. Le programme d'automne commençant en septembre, le dépôt des dossiers est prévu pour mi-avril.


21 janvier : réception du mail du Exchange Coordinator me prévenant que mon dossier a été accepté et que des documents seront envoyés aux service Relations Internationales :
- Admission Certificate
- Arrival Information
- Statement of Understanding/Insurance declaration


28 janvier : réception de documents "Acceptance Package" par mail, les documents papiers cités ci-dessus sont envoyés à l'université avec un "Pre-Departure Information". Dans le mail, il y a également des informations sur les "syllabus" c'est-à-dire tous les cours que je peux choisir dans une liste et que je peux suivre. Ça va de cours de Coréen (débutant), Cinéma japonais, Gouvernement et Politique au Japon, Comptabilité, Micro-économie, Beauté japonaise traditionnelle... Beaucoup de choses m'intéressent, ça sera difficile de choisir ! Je me demande si je peux assister à certains cours en auditeur libre, il faudra que je me renseigne sur place.


6 février : ma fac ayant reçu les documents cités ci-dessus, je les ai récupérés. J'avais deux documents à signer, à scanner et à uploader en version PDF sur le site de KGU avant le 27 février. Donc je ne pense pas avoir de nouvelles avant le début du mois de mars !



(*) 9 février : je ne pensais pas avoir de nouvelles avant un petit moment mais finalement si ! J'ai été contactée pour savoir si un dormitory seifu-ryû m'intéressait. C'est normalement réservé aux étudiantes Japonaises (4 étudiantes de dernier cycle + 1 étudiante étrangère).
Ce logement situé à 5mn à pied de la fac (contre 15 à 30mn de métro minimum pour les autres logements), la chambre est non partagée mais les toilettes, SDB, cuisine et living room sont partagés.
Il y a de plus un couvre-feu allant jusque 23h et quelques. Les hommes ne sont pas concernés par ce système du coup !
Pour ma part j'ai refusé, mais ça peut plaire à d'autres, d'autant que comme dans une famille, être en contact tout le temps avec le japonais fait progresser tellement vite ! (^^) 


26 février : c'est bon, je suis placée dans la résidence que je souhaitais !




3 mars : mon CoE (Certificate of Eligibility) a été envoyé la semaine dernière du Japon et je suis allée le chercher aujourd'hui (au passage si vous êtes à Lille 1 : le bureau de Mme B. n'est ouvert que l'après-midi, pas le matin). Ce CoE est le document indispensable pour faire le visa : il faudra le présenter à l'ambassade du Japon avec d'autres documents :
- la photocopie recto-verso du COE en question
- un formulaire PDF à télécharger sur le site de l'ambassade et à remplir sur ordinateur
- une photo d'identité aux normes
- votre passeport 
- une enveloppe avec numéro de suivi
- un chèque/moyen de paiement pour les frais de visa de 23.50 €
Départ pour Paris dans deux jours pour remettre ces documents à l'ambassade. Selon le site internet, le visa est fait sous 4~5 jours donc je devrais le recevoir en début de semaine prochaine.
 





mercredi 5 novembre 2014

Guide touristique en japonais : Buratto sanpo



Bonjour !

Quand on part au Japon pour une assez longue période et qu’on a envie de voyager, on a parfois du mal à trouver beaucoup d’informations sur différentes villes dans les guides de voyage qu’on peut trouver en France. Hormis les sempiternels séjours sur Tôkyô-Kyôto-Ôsaka, il existe peu de guides présentant les autres (grandes) villes du Japon, et si jamais elles en parlent dans leurs pages, c’est très approximatif, pas complet…. Normal bien sûr : difficile de consacrer 3-4 pages à toutes les villes intéressantes au Japon ! Mais me trouvant à Kôbe, ça m’a frustré de lire dans mon guide ou sur internet que ce n’était pas une ville très intéressante touristiquement parlant, alors j’ai préféré acheter un guide de tourisme en librairie.


J’ai fini par tomber sur une édition vraiment géniale, les buratto sanpo course ぶらっと散歩コース édités par MAPPLE. Ils proposent à l’heure actuelle 14 guides sur 14 villes ou ensemble de villes dans tout le Japon : les plus visitées comme Tôkyô, Ôsaka, Kyôto ou bien Sapporo, Nara, Hakone, Fukuoka, Kôbe, Nagoya….
Certes ils ne proposent pas toutes les villes du Japon mais tout de même un bon nombre et surtout : ils sont très très bien fait. Chaque guide présente entre 20 et 30 itinéraires par ville, ce qui laisse beaucoup de possibilité selon qu’on aime se balader dans la nature, faire du shopping en centre-ville, visiter des musées ou flâner dans les rues…


 La première page d'un itinéraire donné donne des données basiques sur le quartier et le trajet à faire : 
- une petite présentation du quartier : éventuellement de son histoire, de ce que vous allez découvrir etc.
- la carte et un itinéraire proposé : c'est là que ça devient intéressant car ces cartes sont très complètes. Non seulement elles situent très bien chaque endroit intéressant à voir mais situent également tous les sanctuaires shinto, les temples bouddhistes et les églises présent dans les environs, même si ceux-ci sont tout petits. Elles indiquent également les toilettes, conbini, resto/fast food/café, centre commerciaux, les feux rouges.... très difficile de perdre son chemin avec de telles cartes ! Au Japon la plupart des rues n'ont pas de nom, il n'est donc pas aisé de trouver son chemin. Mais avec de telles indications et un tout petit peu de sens de l'orientation, il faut le vouloir pour se perdre ! Ah, et bien sûr toutes les lignes de métro/train sont parfaitement indiquées.
En plus d'être donc faciles à comprendre et complètes, les itinéraires sont vraiment bien fait et intéressants, les promenades toujours très agréables. C'est clairement ce qui m'a fait craquer pour ces guides.
- nombre de kilomètres parcourus, nombre de pas au total, temps total du trajet : c'est dingue comme ce truc est précis. Cependant notez bien que le temps et le nombre de kilomètres ne prend en compte que les trajets du point 1 à 2 puis de 2 à 3 etc... Il ne s'agit en aucun cas combien de temps consacrer au trajet puisque globalement le guide considère que vous ne faites pas de pause, que vous ne visitez rien, que vous ne faites pas de photos etc... Ne vous fiez en aucun cas aux heures pour établir votre programme de visite.
- nombre de calories dépensées en marchant : c'est là qu'on se rend compte que c'est vraiment un guide japonais qui s'adresse à la gente féminine....
- gares d'arrivée et de départ : les plus proches du point de départ et de fin de l'itinéraire, les plus pratiques sans doute, c'est toujours bien de savoir ça quand on prévoit plusieurs choses sur la journée.
- à voir & à faire : les itinéraires dressent une liste de 4 à 6~7 choses à voir tout au long de votre balade. Ça peut être des lieux de culte, des department store (centre commerciaux), des jardins, des monuments divers, des statues, des musées.... Le guide indique également combien de minutes vous mettrez pour aller du point 1 au point 2 etc.
- altitude approximative : ce n'est pas très intéressant de savoir ça quand on est en ville par exemple, mais comme plusieurs trajets en montagne sont proposés dans les guides, là ça devient plus pertinent. Le guide donne aussi la distance entre les points 1 à 2 en mètres/kilomètres.



L'achat d'un guide en japonais a un avantage qui est aussi un inconvénient.

Pour prendre en exemple Kôbe, que ça soit sur internet ou sur ce guide, le quartier des ijinkan 異人館 (les résidences possédées par des étrangers et au design occidental) est chaudement conseillé. Faut dire qu'on peut pas trouver autant de résidences étrangères et aussi jolies partout au Japon. Mais en tant que Française..... Qu'est-ce que ça m'ennuie ! Ce qui a de l'intérêt pour les Japonais n'en a pas toujours pour moi.


Mais l'avantage c'est que je ne connais pas forcément ce qui intéresse les Japonais et dans les guides touristiques en français, je doute qu'on me donne des petites infos sur Sazae-san par exemple parce qu'il faut bien dire que ça n'est pas connu en France.
Même s'il y a bien sûr toutes les attractions/endroits attrape-touriste, ce guide est l'occasion de "sortir (un peu) des sentiers battus par les occidentaux" et de se balader dans des coins méconnus du Japon.



Comme vous pouvez le voir, il n'y a globalement pas de furigana hormis les noms des endroits conseillés par le guide, les gares de départ/arrivée, les restos et magasins, histoire de quand même s'y retrouver... Mais c'est un bon moyen de travailler ses kanjis !

Tarifs : 952 yens + taxe (1030 yens environ soit 7.30€)
Sur Amazon Japan on peut en trouver d'occasion (souvent en très bon état) pour deux à trois fois moins cher