Affichage des articles dont le libellé est Conseil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conseil. Afficher tous les articles

mardi 16 février 2016

"Recherche appartement ou maison" - version Japon


https://mochimochijapan.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=4&action=edit


J'ai déménagé !


Oui, je suis toujours au Japon, mais j'ai déménagé ! (^^)

Mon programme d'échange à KGU s'est fini, et comme expliqué dans mon précédent message, je continue à travailler dans la boutique où j'étais en baito バイト (job d’appoint).
Du fait que je reste un an de plus, je devais quitter ma résidence étudiante située à Takarazuka, et je me suis mise en recherche d'un appartement proche de mon travail à Kobe, Higashinada-ku (Higashinada correspond grosso modo à un arrondissement à l’est de Kobe).

J'avais trouvé sur un site que des étrangers recommandait le site UR parce qu'ils proposent des logements spacieux, propres et sans shikikin 敷金 (caution / dépôt de garantie) ni reikin 礼金 (argent qu'on paie au propriétaire comme 'cadeau'). Ça peut se monter à un ou plusieurs mois de loyer parfois.
En naviguant sur ce site plein de logements me plaisent mais à la réflexion ils sont hyper loin du travail dans je laisse tomber.


Je finis par écouter les conseils autour de moi et de chercher sur des sites annexes genre Homes (la mascotte du site est un petit Sherlock Holmes, mignon non ?)  qui listent les logements disponibles. Après avoir indiqué mes critères….
* prix : pas plus de 40.000 yens (soit 300 euros environ)
* surface : au moins 25m²
* pièce : 2 pièces minimum
* localisation : Kobe Higashinada-ku
* étage : pas de rez-de-chaussée (le RDC correspond au 1er étage et le 1er étage français correspond au 2e étage au Japon)
.... je fais des demandes sur différents sites pour savoir s'ils sont dispo et si je peux les visiter.




Premier appartement : on prend de la hauteur

Très vite j'ai un rendez-vous et Laurie m'accompagne le 22 décembre pour ma première visite.
J'étais un peu stressée à la première visite, mais la jeune femme de l'agence a été hyper chaleureuse. Arrivées devant l'appartement n°1, elle se rend compte qu'elle a pas les clés, nous laisse là, nous en profitons avec Laurie pour rejoindre un sanctuaire à proximité et admirons depuis les hauteurs le paysage, le port de Kobe et Osaka.
L'appartement était super. Un peu équipé, large, avec de larges placards aussi, une jolie vue sur les montagnes, il répondait à mes critères. Sauf qu'il était quand même 'loin' du travail, et pour y accéder, il faut monter une longue longue pente, ce qui serait hyper dur en vélo. Pas tout à fait convaincue je le mets de côté dans ma tête.



Visites suivantes : la grosse déconvenue

Laurie et moi visitons deux autres logements quelques jours plus tard. L'agence minuscule n'inspirait guère confiance, les logements n°2 et n°3 étaient soit hyper vieux soit trop en hauteur dans la montagne et galères à accéder... Le jeune homme de l'agence m'a en plus découragé en me disant qu'il y avait peu de biens correspondant à mes critères, et en plus les reikin et compagnie étaient de plusieurs dizaines de man (genre 500-1000 urgh). Bon.



Quatrième visite : serait-ce le bon ??
 
Nous alors sommes le 27 décembre. Je ne désespère pas et prend deux autre rdv : le premier pour le jour-même et le second pour le 4 janvier.
L’appartement n°4 est à 2 stations de train du travail, soit 20mn en vélo. L'appart est fort bien fait, une chambre, un salon, la cuisine est pas mal, toilettes et SDB séparés. En hauteur, mais pas de pente trop raide, pas très loin du train et de supermarchés, en plus c’est un endroit que je connais un peu, avec des 露天ぶろう rotenburou pas très loin. Il me plait, il plait à Laurie. Je commence à me projeter dedans et assure de confirmer si je prends ou pas après une toute dernière visite du n°5 lundi 4 janvier.



Cinquième visite avortée

Le dimanche 3 janvier, impossible de retrouver le mail confirmant le RDV du lendemain, je ne savais ni quel appartement c'était ni quelle agence alors (j'ai honte) j'ai attendu le matin qu'ils me contactent quand l'heure de RDV serait passée pour leur dire que je ne visiterai pas ce logement (il me semble en plus que les toilettes de cet appartement était 'à la japonaise', c'est à dire un peu comme les toilettes à la turque) (et oui j’ai encore honte de pas être allée voir le n°5….).

Et puis en même temps, ce matin-là, je vais sur le site d’une agence qui propose un logement que je convoite depuis le début de mes recherches. J'avais essayé je ne sais combien de fois d'obtenir une visite via le site qui met en contact agences et locataires, mais je n'avais jamais eu de réponse et même j'avais vu sur d'autres sites qu'en fait le logement était plein, donc j’avais abandonné. Mais 2 semaines avaient passé depuis que j’avais vu cette annonce la première fois, et je voyais toujours qu’une chambre était dispo dans ce super immeuble...
Alors mise au pied du mur, 5mn avant de filer en cours et alors que je devais donner une réponse dans la journée pour savoir si oui ou non je prenais l’appart n°4, je demande un rdv que j'obtiens à 17h30.


Sixième visite : cette fois c’est la bonne !

Toute la journée les minutes ont semblé passer avec une lenteur incroyable, j’étais hyper impatiente à l’idée de faire cette visite, un appartement dans lequel j’avais placé beaucoup d’espoir (et c’est le n°6, un chiffre que j’aime bien !).
J’arrive à l’agence, remplit comme d’hab quelques papiers, et vers 17h45, alors qu’il fait déjà bien nuit on commence la visite.

A 17h30lacé beaucoup d'ite, dans un appartement dans lequel j're insolenteAJ
Déjà, c'est un logement qui remplit mes critères donc tout bon :
* prix : 40.000 yens, dans mon budget
* surface : 38m²
* pièce : cuisine large, chambre et salon séparés
* localisation : Kobe Higashinada-ku, 12mn à pied du travail
* étage : 1er étage (2e étage si on compte à la japonaise) dans une résidence de 8 appartements

Et les bonus :
* une superbe vue sur Kobe, Osaka, la mer et la montage
* un balcon fort large et sans vis-à-vis
* les deux pièces sont des 和室 washitsu, avec tatami (chose que beaucoup de gens n'aiment pas de nos jours car contraignant)
* l'appart a été remis à neuf (nouveaux tatamis, papier peint etc)

 
Quand je l'ai visité, la vue de nuit m'a séduite d'emblée. Il avait tout pour lui, alors 20mn après la visite je me retrouvais déjà à l'agence pour préparer les papiers de location.
C'est allé un peu rapidement, il y a plein de rebondissements du genre moi qui mets trois ans à payer les premiers fais inhérents à la réservation, ou quand au lieu d’écrire 04/15 pour 15 avril (ma date de naissance) j’écris 15/04, ou quand je me trompe de numéro dans mon adresse à Takarazuka……
Mais finalement ça s’est quand même pas trop mal passé !
Mi-janvier j'ai pu quitter ma résidence étudiante et emménager le 15 janvier. Il m’a fallu créer un contrat pour l'eau, le gaz et l'électricité, acheter mes futons et quelques meubles, frigo, machine à laver... seul internet est arrivé hier, 15 février, un mois plus tard.

Je profite de cet article pour parler en plus des choses étonnantes lors de ma recherche d'appartement. Bien sûr tout ce que je dis ne s’applique pas partout, ce n’est que mon expérience ! Si vous avez des questions, n’hésitez pas !

1. Le déroulement d’un rendez-vous
Vous aurez RDV à l’agence à X heure, l'agent immobilier vous remettra sa carte de visite, c'est lui qui s'occupera de vous et vous contactera par mail tout au long de la procédure. Vous remplirez un petit document sur lequel vous écrivez vos coordonnées, le type de logement, superficie et loyer souhaités. Il y a beaucoup d’infos, souvent les même en fait, genre où vous étudiez/travaillez, la gare la plus proche, pour quelle raison vous déménagez etc… Bah si vous comprenez pas, laissez vide, c’est pas un drame ! Avec ce document, l’agent immobilier pourra vous proposer d’autres bien qui correspondent à vos critères, à vous de voir si vous avez du temps pour plusieurs visites. 
Votre agent vous remettra la feuille qui correspond à l'appartement que vous allez visiter et sur laquelle il y a toutes les infos (prix, surperficie, photos/plan d'agencement du logement etc), gardez la pendant la visite.
Ensuite en voiture Simone, on vous emmène voir le/les appartements, vous pouvez bien sûr faire des photos, vérifiez tout tout tout : 
* est-ce qu'il y a un jour entre la moustiquaire et la fenêtre
* l'isolation minimum
* des trous ou quoi dans la salle de bain ou cuisine
* est-ce qu'il y a de l'eau chaude dans l'évier de la cuisine
* les prises électrique
* où vous mettez la machine à laver
Etc... et une fois tout cela fini, retour à l’agence et petit débriefing avec l’employé.
Si un appartement vous a tapé dans l’œil, et que vous dites que vous le prenez, sachez que vous devez avoir sur vous un peu d’argent, pour moi c’était 10.000 yens (ça varie sans doute) qui permet de sécuriser l’option sur l’appartement.

2. Visites en chaussons
L’employé de l’agence préparera des chaussons pour vous et la personne qui vous accompagne éventuellement, car dans les logements au Japon, on ne rentre pas en chaussures. Vous enlevez vos souliers dans l’entrée puis rentrez dans le logement. Du coup, oubliez Converse et chaussures à lacer/difficiles à enlever et remettre.

3. Politesse qui met un peu mal à l’aise
Quand un client entre dans l’agence immobilière, tous les employés lancent un dynamique « いらしゃいませーーー! Irashaimaseeee !! » soit « Bienvenue ! », et quand un client sort, ils se lèvent, se penchent à 45° et lancent d’un sonore « ありがとうございましたー! Arigatou gozaimashitaaaaa !! » soit « Merci beaucoup ! ». Et parfois on me raccompagne à la porte (qu’on ouvre pour moi alors qu’il suffit d’appuyer sur un bouton) tout en me remerciant, et parfois un employé d’agence m’a accompagné dehors tout en se penchant et en me remerciant au moins mille fois. J’adore la politesse et le service à la japonaise, mais parfois ça me met très mal à l’aise d’être dans le rôle de l’honorable client.

4. Particularités des appartements japonais
- certaines pièces sont faites en tatami, si vous en avez attention aux meubles lourds qui pourraient creuser des trous dans le tatami
- on met parfois les machines à laver sur le balcon. Si possible soyez à l’étage, mais notez que les rez-de-chaussée sont peut-être moins chers. Vérifiez où est le 洗濯置場 sentaku okiba, l’endroit où on met la machine à laver, parfois dans la cuisine, salle de bain ou sur le balcon
- il y a de la clim (à peu près ?) PARTOUT car l’été est très chaud. La clim fait aussi chauffage mais un petit chauffage électrique d’appoint est plus économique qu’utiliser le chauffage
- car en effet, les logements ne sont PAS isolés. Je voulais écrire « mal » mais faut bien l’avouer, les pertes de chaleur sont énormes, je sens l’air passer parfois au niveau de la porte d’entrée ou de fenêtres. Dans certains logements visités, il y avait des distorsions au niveau des portes ou fenêtres qui laissent passer l'air
- au-dessus des toilettes il y a un lavabo pour se laver les mains immédiatement. Et l’eau qui glisse dans ce lavabo va servir la prochaine fois que vous tirez la chasse d’eau. Ça évite d’utiliser une eau propre/jamais utilisée pour la chasse, ce qui est quand même un poil plus écologique.

- selon les logements, il y a des robinets dans la cuisine qui ne donnent pas d'eau chaude

- la salle de bain est (toujours ?) composée d'un bain plus ou moins carré ou rectangulaire et parfois d'un petit espace pour se doucher avant de rentrer dans la baignoire. La plupart du temps aussi c'est équipé d'un système électrique pour choisir la température de l'eau, faire couler le bain et le garder à la température désirée.

5. Préciser que le terrain est plat est un sacré atout pour un appartement
Dans un pays composé à plus de 60% de montagnes et où il y a une forte densité de population dans les villes, il faut bien construire en hauteur, ce qui veut dire des pentes, des pentes et encore des pentes… Et bien raides parfois ces pentes ! Alors préciser que le trajet depuis la gare jusqu’au logement est plat est un sacré atout. Mais forcément dans les villes ces logements sont prisés donc plus chers. Mon appartement est sacrément en hauteur (entendre : je n’échangerai la vue contre rien au monde !) et ça n’a pas été une mince affaire de déménager (entendre : merci à toi Vanessa pour ton aide !!)

6. Animaux et pianos interdits
Si pour les animaux il est compréhensible de limiter les animaux surtout dans de petits logements (mais il parait qu’en allongeant des billets certains propriétaires changent d’avis…), j’ai été surprise qu’on me prévienne que les pianos étaient interdits. Et j’ai vu ce genre d’infos sur d’autres annonces.
En rouge ce qui n'est pas permis d'avoir

 
7. Les 和式イレ washiku toire, toilettes à la japonaise existent toujours !
Imaginez des toilettes à la turque, vous aurez une idée de ce que sont les toilettes à la japonaise. J’ai vu pas mal d’apparts intéressants que j’aurais aimé voir, si seulement ça n’avait pas été des toilettes à la japonaise…


8. Garants et pièces obligatoires
Mon garant est l’entreprise où je travaille par l’intermédiaire d’une des gérantes qui est Japonaise. L’autre gérant étant son époux Français, ça a un peu embêté l’employé de l’agence (entendre : il ne veut pas qu’un étranger résident au Japon soit garant d’une étrangère…) donc probablement que ça se passe comme ça d’habitude. Pour les pièces à réunir pour la location, ça change sans doute selon l’agence et le contrat, perso il fallait :
- le document de location rempli par moi et mon garant. Sur celui-ci on écrit les coordonnées mais également le montant des salaires respectifs. Visiblement on peut tricher sur cette somme, ils n’ont pas demandé de feuille d’impôt ou quoi que ce soitun étranger soit garant d'', ça a un peu embtré l'ns doute, en tout cas c' causer des dommages ts (mais il parait qu'n construir
- un document de l’agence Able qui résume les assurances, les coûts de nettoyage de l’appart entre autres, le tout s’élevant à environ 50.000 yens (390 €). J’ai failli me faire joliment avoir car profitant de mon statut d’étrangère ne maitrisant pas la langue, j’ignorais que je pouvais refuser certains éléments, du genre la désinfection de l’appart, chose que je peux faire, ou le service de conciergerie qui m’est complètement inutile. Et en souscrivant en plus à ma propre assurance grâce au soutien de mes employeurs, j’ai pu économiser près de 35.000 yens au total.
- un document officiel de la mairie de Kôbe certifiant que le tampon qui permet de signer les documents est un tampon officiel. En japonais, c’est un 連帯保証人印鑑証明 rentai hoshouninn inkan shoumei. Ici on ne signe pas les documents importants, on les tamponne avec un 印鑑 inkan. Certains inkan/tampons étant extrêmement importants et précieux, on les enregistre à la mairie qui confirme que le tampon en question appartient bien à Monsieur ou Madame Bidule
- une copie de ma carte de résidente (car je suis étrangère, aux Japonais je ne sais ce qu’on leur demande)

A noter que l'agent immobilier a quand même téléphoné au propriétaire du logement pour savoir si une étrangère pouvait louer son bien. Hum hum.


9. Assurance séisme
Lors de l’établissement du contrat d’assurance, il y a un très très large volet qui porte sur les séismes, les dégâts provoqués par un séisme, par un incendie, par un incendie chez le voisin qui pourrait me causer des dommages... impensable en France !

Et voilà en gros !
Ce fut encore un fort long article. Parce que c’est vrai que ça m’a pris du temps pour les visites et préparer les papiers, le déménagement et l’arrivée dans ce logement. J’espère que cet article aidera les gens en Working Holiday ou des étudiants souhaitant prendre un appartement par eux-mêmes ! 



Questions :

Quand j'avais cherché mon logement, [...] c'était une agence acceptant facilement les étrangers et parlant anglais [...]. L'avantage c'est qu'ils s'étaient occupés d'activer l'eau, l'électricité... Ils m'ont même aidé pour internet qui est très compliqué (contraignant) à souscrire, je me demande d'ailleurs si tu as galéré pour internet, ou on t'a aidé ? 


Pour internet, j'avais d'abord décidé de prendre mon courage à deux mains, et comme pour l'eau, l'électricité et le gaz, de tout m'occuper toute seule via Flet's Hikari qui gère les fournisseur d'accès à internet. Puis au moment de remplir la demande, j'ai compris qu'il fallait que je parle au téléphone (m*rdouille j'aime pas ça !).
Donc j'abandonne lâchement et fait une demande auprès d'un service anglophone, Jimmie, un gars qui s'occupe gratuitement de demander internet pour les étrangers. Il est payé par le FAI, et une copine (Laurie) avait déjà fait appel à lui donc c'était safe.
Mais les tarifs proposés dans son devis étaient plus hauts que ce que j'avais vu moi en faisant mon propre devis en japonais sur Flet's Hikari donc je m'occupe finalement du truc moi-même. Je remplis la demande, choisis un horaire pour qu'ils m'appellent et après avoir discuté avec une employée, j'ai été aiguillée vers Biglobe. 
Le gros problème c'est qu'entre le jour de l'appel et le moment où un employé va venir vous connecter à Internet, il se passe 1 mois. Mais qu'on passe avec Jimmie ou qu'on s'en occupe seul, c'est à peu près la même durée.

C'est pas si difficile de demander internet quand on parle un peu japonais, mais faut un numéro de téléphone et prendre sur soi pour parler.



C'est compliqué d'avoir un garant ou de trouver un appartement ?

Avoir un garant : oui et non. Des entreprises peuvent se porter garantes mais je ne connais pas leurs tarifs. Pour les garants/personnes physiques, c'est sûr qu'à moins d'avoir des contacts/amis qui ont confiance en vous, oui c'est difficile ! Si en France un étranger que vous connaissez à peine vous demande d'être garant d'un logement à 300 ou 400€/mois, vous y réfléchissez à deux fois non ? Pareil pour eux !


La location ça peut être moins d'1 an ?

Ça dépend des logements et des agences je pense, mais concrètement oui ! Surtout sur des sites qui s'occupent d'étrangers. Mais parfois annuler ou raccourcir le bail pour vous obliger quand même à payer un ou deux mois de loyers alors que vous avez déjà quitté le logement.


C'est possible de louer depuis la France et après d'aller au Japon par exemple en working holiday?

Absolument. Mais pas vraiment "louer", vous pouvez "sécuriser" un logement en payant une somme d'avance, et une fois arrivé au Japon vous payez le reste. Et une fois le reste payé, c'est considéré comme "loué".

https://mochimochijapan.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=4&action=edit

samedi 19 septembre 2015

Avoir un baito quand on est au Japon -2- Assistant Langue en Université



https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/09/19/avoir-un-baito-quand-on-est-au-japon-2-assistant-langue-en-universite/


Après ce premier post pour trouver un baito en tant queprof de français, voilà un post un peu similaire, puisque ça consiste à enseigner le français dans une classe, avec des élèves Japonais dans l’université où vous faites votre échange.


-2- Travailler dans votre université en tant qu’Assistant Langue

Les salles de classes dans le bâtiment G de Kangaku
Il existe un système d’Assistant Langue, c’est-à-dire qu’un élève étranger participera à la classe et aidera le professeur dans diverses tâches, fera des propositions et suggestions pour améliorer les cours et aidera les élèves.
Ce système n’existe peut-être pas dans toutes les universités, mais il vient d’être mis en place dans la nôtre, Kwansei Gakuin Daigaku. Si les professeurs sont satisfaits de nous, il est probable que ce système continue et que d’autres étudiants en bénéficient. Donc pour vous étudiants en Master 2 CMAO qui me lirez peut-être, renseignez-vous à votre arrivée voire avant et contactez le professeur responsable des Assistants Langue (donnez-moi votre adresse mail et je vous transmettrai le mail du professeur par exemple).

Je n’ai pas encore commencé ce travail, il débutera pour moi dans une semaine et demi, soit le mercredi 30 septembre. Cependant il y a une astuce que je peux donner à tous les étudiants qui me lisent :

rapprochez-vous de vos « senpai » : les autres Français qui ont fait l’échange dans la fac où vous êtes, ou des Français qui sont en échange avec vous et qui ont l'expérience d'un semestre supplémentaire s'ils sont restés un an.
Là encore c’est tiré de mon expérience, et je ne vais parler que de ma fac dans ce post.



Quand je suis arrivée, il y avait quelques Français qui participaient à des cours de Français donnés par un professeur Japonais (en langue japonaise bien sûr). L’enseignement du français aux Japonais m’intéresse, comme je l’avais dit dans mon précédent message.
Photo volée pendant un cours ahah
Je suis donc allée avec eux à plusieurs reprises. Nous étions placés à côté d’un ou une élève Japonais(e) et nous lisions avec eux les dialogues (en français bien sûr) dans le livre, et pouvions les aider à corriger leur prononciation, leur grammaire etc…

C’était super intéressant d’être avec eux et de les écouter, et même s’ils galèrent avec les accents, les « le et la » les « il et elle », la prononciation du « r » etc (et je recommande à ceux qui vont à KGU et qui ont leur vendredi après-midi de libre en 3e période d’assister à ce cours avec S-sensei !). Ce cours n’est pas dit « intensif » et les élèves ont un niveau grand débutant, on commence à la base de la base. Il n’est pas défendu de parler japonais pendant ce cours avec l’élève pour lui expliquer s’il fait des erreurs, mais même les personnes ne parlant pas japonais peuvent y assister.


Assister régulièrement aux cours de S-sensei m’a permis d’avoir la priorité sur les 5 autres Français, quant au choix des horaires de travail en tant qu’Assistante Langue (et j’avoue que ça m’a bien arrangé). J’ai donc deux cours le mercredi en 3e et 4e période, les 5 autres Français se sont partagés les 7 autres cours restantes. Sans les anciens Français je n'aurais pas eu la priorité ni d'autres opportunités dont je parlerai dans le post suivant.



Pour en revenir au boulot :
Tous les Français de la fac ont été contactés par S-sensei pour les informer qu’il y avait ce système de Assistant Langue, donc si vous êtes à Kangaku et que le système est reconduit, vous serez peut-être contacté. Si vous ne l'êtes pas, mettez-vous en contact avec les Français qui restent un an à Kangaku et essayez de contacter les professeurs à votre arrivée ou avant.

- si vous n'êtes pas à Kangaku mais dans une autre université : c'est là qu'il faut trouver les Français de votre université ! Essayez de voir avec eux si ils connaissent des opportunités comme Assistant Langue dans votre fac, si ils connaissent les profs de français, s'ils peuvent vous mettre en contact avec eux, etc. Peut-être qu'il n'y a pas d'autres Français dans votre fac (ou francophones mais bon vous avez compris), et dans ce cas je ne peux que vous conseiller d'y aller au culot et de rencontrer les profs, éventuellement demander à assister à leur cours pour aider les étudiants Japonais en français etc... En gros : créez un réseau avec les anciens, les professeurs de français et essayer de trouver des opportunités de travail !



Pour le moment, je ne sais pas précisément comment vont se dérouler le cours, mais on nous a déjà donné quelques explications :

- ça vaut pour Kangaku : il ne faudra surtout pas parler en japonais avec les élèves. Tout devra se faire en français. Autrement dit, même un élève grand débutant en japonais peut postuler pour être Assistant Langue. En revanche, les personnes dont le français n’est pas la langue maternelle (je pense à nos amies Chinoises surtout), il est possible que vous ne soyez pas contactés

- il semblerait que nous n’ayons pas un rôle trop passif dans l’élaboration des cours mais participatif, qu’on pourra faire des propositions au professeur, ce qui est super positif !

- ne concerne que Kangaku : il y a 3 classes de français intensif, chaque classe a cours 3 fois par semaine (donc 9 cours au total pour les 6 étudiants Français que nous étions à nous présenter). Deux professeurs sont Japonais et un professeur est Français
- c’est un baito donc on est payés. C’est 1.600 yens par cours (qui dure 1h30), l’université fait ouvrir un compte en banque japonais à tous les élèves, vous recevrez probablement cet argent sur votre compte en banque (4.800 par semaine, 19.200 par mois soit 141 )

Un manuel de cours d'un élève. Difficile à lire, mais les élèves passent parfois par l'anglais dans l'étude du français.
 
- nous utilisons le bouquin donné en cours aux élèves, je crois que la méthode s’appelle « Flash » (?), quoi qu’il en soit pas besoin d’acheter ce manuel, les étudiants Assistants langue se le partageront. Du coup on a en plus accès à la salle des enseignants de français. Une salle où on peut rester tranquillement travailler en sirotant du café (je suis plus thé pour ma part mais bon), c'est un autre avantage de ce boulot héhé~ -^^-


Pour le moment je n’ai pas commencé, mais dès que j’aurais fait mes premiers cours, je mettrai à jour ce post. Et encore une fois, si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser, que vous soyez du M2 CMAO ou des autres universités françaises !



https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/09/19/avoir-un-baito-quand-on-est-au-japon-2-assistant-langue-en-universite/