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mercredi 23 décembre 2015

Bientôt la fin de l'échange : bilan de ces 3 mois


https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/12/23/bientot-la-fin-de-lechange-bilan-de-ces-3-mois/

Whaaa... ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas écrit !!
Merci aux quelques personnes qui ont pris des nouvelles par Facebook ou directement, me demandant si j'allais réécrire ou pas, comment se passait mon séjour etc au passage ! Ça me touche ^^
Koyo à l'université de KGU

Alors voilà, nous sommes déjà fin décembre, bientôt en janvier et donc.... la fin de mon échange universitaire. Mes cours et examens finissent déjà le 12 janvier, le temps est passé à une vitesse folle, surtout ces trois derniers mois.

Je m'étais promis de tenir ce blog a jour, mais hélas le temps m'a joué des tours. Ma famille comme mes amis en France ne savent peut-être pas trop comment se sont passés ces derniers mois, alors je vais essayer de résumer sans être barbante (désolée pour les fautes, j'ai tapé ce messages dans le train sur mon téléphone...).


D'abord les cours.
Certains le savent, ces derniers mois ont été un peu difficiles. La cause principale, c'est le manque de temps et le challenge qu'à représenté les cours de japonais.
Après avoir été placée dans le niveau 4 en avril, j'ai logiquement atteint le niveau 5 en septembre.
Dans cette fac, les niveaux vont de pré-1 puis 1 etc à niveau 6 puis 6+, moi je suis en niveau 5 actuellement soit un niveau assez avancé. Un peu trop avancé, car si les premiers cours de niveau 5 étaient franchement chouettes, la difficulté mais surtout l'écart de niveau entre moi et mes camarades de classe s'est fait vite sentir. Et j'avais beau m'accrocher je ne parvenais pas à rattraper mon retard niveau vocabulaire et grammaire, ce qui m'a déstabilisé et découragé.
Texte sur la création des bougies "rôsoku" à base de "liquéfaction, carbone, processus de modelage, raffinage, souffre etc...
 Au semestre d'avril, niveau 4 j'étais un peu triste qu'il n'y ait aucun challenge en cours, je comprenais parfaitement tout et me débrouillais pas trop mal je pense. Le niveau 5 est plus exigeant, il y a une grande place laissée à la discussion et la participation, nous avions pas mal de travail personnel (plus pour moi puisque j'essayais de rattraper mon retard), des articles de presse à écouter et commenter, des débats à animer, des textes compliqués à étudier (avez vous déjà entendu parler du concept de réfutabilité ?? 反証可能性), une enquête à mener, en tirer des résultats sous forme de rapport, etc. Si le contenu est passionnant, on ne peut pas dire que j'allais en cours sereinement.

Cela dit, si je regrettais en avril le manque de challenge, là je l'avais mon challenge ! Les cours étaient vraiment pénibles mais ma compréhension orale est bien meilleure maintenant et mon vocabulaire s'est aussi enrichi. Pas que du négatif donc !



Préparation d'un "cours" sur les adjectifs démonstratifs
Atelier cuisine et découverte de la tarte Tatin à Konan Joshi Daigaku
Ensuite.... le boulot. Le vrai.
En arrivant ici, je n'ai pas caché que je venais aussi trouver un travail. Ayant fini mon M2, il est temps que je rentre dans la vie active. Alors du boulot, j'en ai trouvé. Peut-être un peu trop d'ailleurs.
Comme expliqué dans de précédents posts, pour un étranger au Japon il y a des petits boulots (baito). Je cumule actuellement un boulot d'assistant en langue dans ma fac, j'anime un petit atelier de français à l'université de Konan Joshi Daigaku et j'ai toujours 2 élèves Japonaises à qui je donne des cours à domicile
Mais je ne suis pas prof de français, je n'en ai pas les diplômes et si mon français est plutôt correct, je ne peux l'enseigner en tant que "vrai travail".

En plus de ces trois jobs, j'ai eu la chance de tomber sur une entreprise fondée par un couple franco-japonais à Okamoto (Kôbe).
En allant à L'Institut Français du Kansai à Kyoto en juin avec une de mes élèves, elle a discuté avec un des Français qui proposait glaces et biscuits, et les choses faisant j'ai commencé à apprendre à travailler dans le petit magasin à Okamoto d'abord avec ma collègue F-san puis seule. J'adorerai raconter des anecdotes de boulot ou parler de ce que je fais, mais peut-être pour la prochaine fois !
En tout cas, grâce à cette opportunité, je vais rentrer en France en février et demander un visa Working Holiday (un visa qui permet aux jeunes de moins de 30 ans d'aller à l'étranger pour 1 an, afin de voyager et travailler en même temps) pour travailler une année de plus au Japon.

Sur un marché à l'intérieur d'un centre commercial, à la sortie de la gare de Kyôto
Pour parler argent, le "smic"au Japon est différent selon les régions, dans le Hyôgo (ici) il d'environ 800 yens, et 900 yens à Tôkyô. Dans les universités vous pouvez recevoir environ 2000 yens par session (1h30) et en tant que prof particulier on fixe ses tarifs, pour ma part 2.500 yens (19€) + les frais de transport/h. Le tarif augmente généralement quand il y a plusieurs élèves à la fois. Faire la conversion en euros n'est pas très intéressante, sachez juste que 2.500 yens (x2 ou x3 selon mon nombre d'élèves) ça me paie l'électricité du mois ou ma facture de gaz sur deux mois ou mon assurance santé mensuelle...




Les amis, les expériences, les découvertes ?
Par manque de temps et d'argent, je n'ai pas voyagé autant que j'aurais aimé, et peut-être pas profité autant que mes camarades de ce que la vie étudiante au Japon a à offrir. Avec les cours et les petits boulots, c'était pas toujours évident de me reposer, encore moins de sortir à droite à gauche.

Avec mon amie Vanessa, on a quand même pu aller à quelques reprises à Kobe ou Osaka, on est allées à Kobe Luminarie, à la fête de l'université (Shingetsu-sai 新月祭) on a participé toutes les deux à un marché sur Kyôto en tant que vendeuses, on allait se balader à vélo, pédaler dans les quartiers résidentiels, faire des courses (les courses sont dans la catégorie "loisirs" dans mon esprit !) ...
Et bien sûr avec Laurie on continue à se voir, même si hélas moins souvent (pardon copine ! é_è). 
J'aimerais en parler longuement aussi, mais ma mère est également venue au Japon pour 3 semaines ! Une expérience formidable pour elle, pas aussi grandiose que ce que j'aurais aimé, du fait de la pluie et par manque de temps encore, mais somme toute dépaysante !

La fête de l'Université à KGU




Et maintenant....

Aujourd'hui (23 décembre) ce sont les vacances, je passe Noël et Nouvel An ici, puis en janvier ça sera déjà les examens puis la fête de "remise des diplômes". Avec Vanessa on va probablement partir quelques jours en Corée en janvier, Laurie rentre en France fin janvier, et Vanessa et moi on rentrera mi-février.


Ces derniers mois n'ont pas été de tout repos, mais je n'ai toujours pas ce sentiment de "j'ai envie/besoin de rentrer au pays". 
Il y a quelques semaines, un professeur de français a sorti des pièces et billets en euros pour montrer aux élèves à quoi ressemblent notre monnaie.... j'ai eu une bouffée de nostalgie, tout en ayant l'impression de découvrir ces billets et pièces pour la première fois.
Et l'autre jour je cherchais un truc et je suis tombée sur mon porte-monnaie avec mes cartes de transport, ma carte SNCF, ma carte Vitale etc... J'avais presque oublié toutes ces affaires qui faisaient partie de mon quotidien en France.
Ça ne fait que 9 mois mais j'ai l'impression que ça fait des années que je suis ici. Comme si ma "vie d'avant" était celle de quelqu'un d'autre, comme si mes souvenirs commençaient à mon arrivée en avril. Clairement ce séjour m'aura fait davantage mûrir, prendre confiance en moi, donné de formidables souvenirs, donné envie "de plus" également.

C'est difficile de résumer quelques mois quand il s'est passé tant de choses, donc j'espère que mes proches saisiront un peu mieux ce qu'a été mon quotidien ces derniers mois, désolée d'avoir peu donné de mes nouvelles, mais à présent mon planning se libère un peu plus, et ça tombe bien car j'ai envie de parler de mille choses !



https://mochimochijapan.wordpress.com/2015/12/23/bientot-la-fin-de-lechange-bilan-de-ces-3-mois/

vendredi 24 avril 2015

Première semaine à l'université Kwansei Gakuin



 C'est avec à peu près 2 semaines de retards que je vais parler des cours que je suis ici.Les cours ne sont pas particulièrement durs (à part un seul, mais il est optionnel) par contre on a beaucoup de boulot, d'où le fait que j'ai mis du temps à poster ceci (pourtant ça fait un bail que j'ai écrit ce texte !)


Prête à travailler ! \o/
BREF début avril, j’ai eu ma première semaine dite « d’orientation ». Toute la semaine nous devions venir à la fac (qui du coup comme c’était les vacances, était pas mal désertée sauf par quelques étudiants faisant partie de clubs) afin qu’on nous explique comment fonctionne l’université, le règlement intérieur (plutôt strict à mon avis, surtout quand on compare avec les universités françaises), les procédures pour la « course registration » (c’est-à-dire choisir les cours qu’on veut suivre pendant le semestre), les procédures d’enregistrement d’adresse etc…





Dès le lundi nous avons donc droit à un petit test de placement pour nous répartir entre les différents niveaux de cours de japonais. Il y a des étudiants qui sont en « Regular » avec 4 cours de japonais le matin et moi qui suis en « Intensive » avec 6 cours de japonais le matin. Le test c’est plein de questions de grammaire de kanji, de vocabulaire, de compréhension de texte et un petit entretien avec un professeur. 

On peut se "reposer" à midi avec un buffet énooooorme (il faut le dire) et super bon (geez j'ai pu manger des fraises !). On sent qu'on est pas dans une fac "bas de gamme" ou quoi ahah !

La joie se lisait sur nos visages !


L’après-midi on a rendez-vous dans une salle où nous attendent des Japonais(es) : ce sont nos Nihongo Partners. Un Nihongo Partner ("partenaire de japonais") c’est un élève de Kangaku (Kangaku = diminutif de Kwansei Gakuin Daigaku) qui a pour mission d’assister l’élève étranger dans différentes démarches (genre enregistrement de l’adresse sur notre Carte de Résident) et de lui faire pratiquer son japonais. Je sais pas si ça a toujours été comme ça mais nous avons tous deux NP, les miennes s’appellent Mizuki et Kanae et elles sont été adorables (et en voyant que certains étudiants étrangers ne parlaient pas du tout japonais, elles sont sans doute été soulagées de voir qu’on pouvait un minimum discuter !).

Lundi après-midi, chaque étudiant armé de ses deux NP et d’un plan de l’université est sorti dehors pour qu’on lui montre les différents bâtiments et les endroits sympas de l’université. Ça fera l’objet d’un post un peu plus tard et je l’ai déjà dit plusieurs fois mais la fac est vraiment énorme et très classe... !!

« C'est vraiment une fac ? Mais c'est trop beau !!! <3 »
Après le tour de la fac (et après m’avoir entendu dire mille fois « Aah c’est grand ! Ooh c’est beau ! Hann mais c’est vraiment une université ?? ») (vous comprendrez pourquoi en voyant les photos....), nous nous rendons à Takarazuka pour acheter un teiki-ken 定期券, c’est-à-dire une sorte de carte de transport qui me permet de voyager en illimité entre deux points donnés, à savoir entre ma résidence à Takarazuka et jusque la fac (je m’arrête à Nigawa mais c’est également accessible depuis l’arrêt Kotoen). Finalement impossible d’en acheter un à Takarazuka à cause d’un problème momentané de machine alors on repart dans l’autre direction à Nishinomiya-Kitaguchi.

Teiki-ken entre Nigawa 仁川 et Takarazuka 宝塚
Grâce à mon statut étudiant, je paie seulement 5 700 yens pour 3 mois de trajets illimités entre ces 5 stations (contre 17 000 en tarif normal), ce qui est hyper cheap par rapport à ce à quoi je m’attendais. Ça revient à 44 € soit 15 € par mois (contre 133 €/mois si je n’avais pas de réduction). Bien sûr ça va paraitre très cher, surtout qu’à Lille je payais 18 € par mois pour naviguer sur l’ensemble du réseau transport. Alors que là ça n’est que 5 stations. Mais les transports en commun au Japon, on les paie à la distance et non à l’heure ou au trajet. Plus on voyage loin sur une ligne plus ça va être cher. A Lille, on peut faire 10 stations comme en faire 50 on paiera le même prix. Ici je peux payer facilement 5-10 € pour aller au centre-ville de Osaka ce qui est pas donné si je veux bouger tous les week-end.


Le soir je rejoins Laurie chez elle. Elle n’avait alors encore ni portable ni internet donc c’est un peu dur de se joindre. Du coup on a pas d’autre choix que de se donner des rendez-vous très précis « A tel endroit, à telle heure, okay ?! Et je t'attendrai 1h, après je rentrerai, okay ?! » sinon on finirait pas se rater et…. 
*musique dramatique
...et on finirait par ne plus jamais se retrouver l’une l’autre...
.........et notre voyage serait gâché car on aurait plus moyen de se redonner des rendez-vous vu qu’elle est coupée de tout moyen de communication... ! 

...............et alors on finirait par vivre chacune dans son coin alors qu’on est parties ensemble 
...NAOONNNNN !! 
*la musique dramatique s'arrête*

Bref, on se donne rendez-vous mercredi puisque j’ai mon après-midi de libre.




Le lendemain (mardi donc), de nouveau rendez-vous à la fac pour parler des Address Registration et de l’Health Insurance Card. Comme j’ai un visa étudiant/long séjour, j’ai une carte de résident, au dos de laquelle je dois faire noter mon adresse au Japon. Je retrouve mes deux NP et nous nous rendons à Sakasegawa. 








Arrivée à l’arrêt Obayashi, je vois une gaijin (étrangère) entrer dans la rame. Et c’est marrant mais elle me disait quelque chose….
 Les cheveux châtains-auburn aux épaules, bouclés, le sac vert kaki, les fringues, l’apparence générale…

Pas de doute possible, c’était Laurie !

J’étais en pleine conversation avec mes Nihongo Partners (en japonais donc !), et le truc c’est qu’ici comme je parle japonais anglais et français en fonction de mon interlocuteur, mon cerveau commence à dérailler et à plus comprendre ce que Laurie fiche dans le train et dans quelle langue je dois lui parler.
Je suis tellement surprise (attendez, quelle est la PROBABILITÉ pour que Laurie aille dans MA direction, rentre dans MA rame, le MÊME jour que moi à la MÊME heure….. ?! Je veux dire : à Lille c'est possible car il y a que deux rames, mais y'en a des dizaines dans ces trains, c'est trop improbable !!) bref, tellement surprise que je bafouille une excuse à mes Nihongo Partners et que je vais voir Laurie complètement hilare, je lui ai fait un peu peur d'ailleurs xD, et la pauvre est aussi surprise que moi, mes NP sont aussi étonnées (je suis pas sûre qu'elles aient compris ce que je leur ai dit en fait ahah), du coup on est tellement bruyantes (terme toutefois relatif vu le silence de mort dans la rame, on va dire qu’on faisait un bruit tout à fait normal) que je vois les gens se retourner vers nous, sans doute des « Qu’est-ce qui leur arrive aux gaijin ? » dans la tête…. 
Ahaha c'était assez énorme... !
GG à nous !

Du coup Laurie allait aussi jusque Sakasegawa pour aller à la banque et se faire un nouveau portable donc je propose à mes NP qu’on aille au moins à la Mairie à quatre, au moins comme ça c’est fait pour Laurie et moi !


Arrivées à la Mairie située à 10-15mn à pied de la gare, nous attendons plus d’une heure dans une salle d’attente, car bien sûr la totalité des étudiants étrangers de ma fac sont partis eux aussi à la Mairie enregistrer leur adresse. Beaucoup d’attente du coup.
Puis au fur et à mesure, je me rends compte qu’il fallait peut-être que je prenne mon passeport, hors ça n’était pas précisé sur le document parlant de l’Address Registration (c'est pas de la mauvaise foi, c'était vraiment PAS marqué T_T)
....ce qui fait que quand c’est enfin notre tour, je tente ma chance mais finalement…. Nope, impossible de le faire sans le passeport. Bah tiens donc. J’ai attendu plus d’une heure pour rien…. ?! Bon au moins Laurie, accompagnée des deux filles parvient à le faire pour elle-même. On décide donc d’y retourner dans la semaine histoire qu’on le fasse pour moi.

On s’apprête à rentrer et vu l’heure (plus de 15h, à cette heure-ci les banques sont fermées) (oui oui vous avez bien lu, les banques sont en gros ouvertes de 9h à 15h)(c'est un peu abusé mais bon....... si je commence à parler des banques et des paiements ici ça prendra trop de temps !) on explique aux filles que Laurie a besoin d’un portable de chez Softbank, alors dans une grande gentillesse, elles se proposent de nous donner un coup de main. Laurie en a parlé plus en détail, mais quoi qu’il en soit…. VICTORY ! Elle repart avec un numéro et une nouvelle adresse e-mail. ENFIN on peut communiquer par mail !! 
 
Le téléphone !! Enfin ! Le téléphooooooooooone !!!
(pour information, on envoie pas de sms au Japon, on envoie des mails via une adresse de téléphone portable, la nôtre finit donc en @softbank.ne.jp, mais le principe est le même)

Nous nous séparons des deux Japonaises qu’on ne saurait assez remercier puis direction un Mac Do où on espérait pouvoir profiter de la wifi.....mais non y’en avait pas… ah la wifi au Japon.....




Les salles de PC accessibles à n'importe quelle heure
Le mercredi j’ai encore une « orientation » au sujet des cours et de l’utilisation des ordi, d’internet et de la wifi dans l’université. Pour la wifi il faut remplir un document assez pointu sur les appareils qu’on veut faire enregistrer (téléphone, ordinateur, tablette…).
Pour les cours, j’en parlerai dans un prochain post je pense, parce que c’était pas forcément évident pour moi de comprendre le système de cours avant d’arriver au Japon.




L’après-midi, je revois Laurie et direction la Mairie où je peux effectivement faire enregistrer mon adresse (la demoiselle qui s’occupait de nous était adorable comme tout !).
Ma carte de résident avec l'adresse au dos
La carte de sécurité sociale (reçue par courrier), elle m'a d'ailleurs été très vite utile !
Les délicieux ramen qu'on a mangé au déjeuner !
Nous retournons en direction de la gare de Sakasegawa où nous mangeons (diantre que c’était bon !) puis direction la banque où Laurie avait quelques trucs à faire, et nous avions des questions pour que je me créé un compte chez eux). Nous finissons par journée par quelques petites courses (c’est fou comme ça prend du temps pour avoir tout ce qu’il faut chez soi ! Que ça soit la lessive, du gel douche, du savon pour les mains, des accessoires pour cuisiner, des baguettes etc…. heureusement que le kami (dieu) Daiso (et ses comparses qui forment les kami des Hyaku-en shop) est là ! 





Le lendemain (nous sommes donc jeudi), nous avons une matinée de « Préparation aux catastrophes naturelles ».  
日本は地震多い国です。 « Il y a beaucoup de séismes au Japon »
J’ai très très souvent entendu cette phrase. Et quand l’intervenant, employé à la Mairie de Kôbe nous demande si on a senti le séisme de hier, beaucoup d’étudiants ont l’air étonnés.
Des séismes il y en a énormément mais on en ressent une petite partie car la plupart sont trop faibles. C’était une intervention hyper sympa, il y avait une petite partie « mise en situation » au cas où un étudiant ne parlant pas japonais se retrouve face à un incendie ou à quelqu’un qui se serait blessée ou inconsciente etc.

L’après-midi on la « Library Orientation », on nous a simplement expliqué le fonctionnement de la bibliothèque (qui est gigantesque et possède beaucoup de revues et magazines actuels, des bouquins en anglais sur le « Cool Japan », une grande vidéothèque et un nombre incroyable de ressources anciennes et très précieuses dans les sous-sols.








Enfin arrive le vendredi. Le jour qu’à peu près tous les étudiants attendaient : le résultat du Placement Test. On a passé le test lundi et avons eu une rencontre avec un professeur et à partir de ça on sera mis dans des niveaux. On a en plus parfois des numéros associés à notre groupe de niveau, ce qui signifie qu’on a des difficultés dans tel ou tel domaine. Du coup pour ma part, je suis en Niveau 4, groupe 2, avec un chiffre qui signifie que j’ai des difficultés en grammaire. Bon soit, je pensais que j’aurais eu des difficultés en kanjis mais si c’est « que » en grammaire…

Une salle de cours
Le groupe 4 c’est un groupe « moyen + » je dirais. Je dirais qu’ils se situe entre JLPT 3 et 2 pour ceux à qui ça parle. Le groupe 5 (qui est meilleur) est pour les élèves qui visent/ont le JLPT 2 et je pense que le groupe 6 est pour ceux qui visent/ont le JLPT 1, c’est donc le meilleur des niveaux.

Il y a des élèves forts contents, d’autre forts déçus, à ce moment-là mon groupe m’allait très bien (mais en bonne Française je vais bientôt trouver à me plaindre, ne vous en faites pas ^^).


L’après-midi nous avons une dernière « Orientation » optionnelle pour celles et ceux qui veulent rejoindre le Training Center de la fac pour faire du sport dans une salle de sport, où il semblerait qu’il y ait des vélos elliptiques, des appareils de musculation etc.



Enfin, en fin d’après-midi je rejoins une amie Japonaises, Moemi, à Nishinomiya-Kitaguchi. Deux amis Français arrivés aussi en avril m’accompagnent et nous prenons un petit verre et dégustons une sorte de mochi à l’extrait de fougère. C’était un goût que je ne connaissais pas, mais c’était vraiment bon ! Nous passons un excellent moment ensemble, à faire du lèche-vitrine dans les magasins, je m’achète un bon et joli petit parapluie à LOFT. 



 
Le soir, Moemi et moi partons manger dans un izakaya (sorte de restaurant/bar o on peut manger plein de petits mets entre amis ou collègues tout en buvant de l’alcool si on souhaite) très luxueux. Elle m’a fait goûter un ensemble de légumes de Kyôto et divers légumes ou plantes que je ne connaissais pas (comme du bambou…. Et le reste j’ai oublié car ça ne ressemblait en rien à ce qu’on peut trouver en France !). On compare ainsi les différents légumes français et japonais : par exemple elle ne connaissait ni les endives ni les artichauts alors que personnellement, les artichauts me font penser à mon enfance tellement c’est commun pour moi.




C’était donc une première semaine à la fac super prenante, c'était assez crevant je dois dire. Je n’ose imaginer la difficulté pour ceux qui ne parlent pas du tout japonais. Pour ma part j'ai jamais vraiment eu de problèmes, que ce soit en cours ou lors des journées Orientation, mais j'étais quand même bien contente quand le week-end est arrivé ! (même s'il s'est avéré bien rempli !)