Qu'est-ce que c'est que ce blog ? Pourquoi et pour qui ?
Alors au cas où toi qui me lis, tu ne me connais pas je suis une étudiante française et j'ai trouvé un stage au Japon pour valider mon année de Master en LEA. Du coup je pars pour 3 mois (89 jours exactement ^^), 2 mois à Kôbe où se trouve l'association dans laquelle je fais mon stage et 1 mois sur l'île de Kyûshû.
Kôbe étant très proche en train d'Ôsaka et de Kyôto mais aussi d'autres
grandes villes, c'est l'occasion de voir autre chose que la capitale et
j'espère bien profiter de ce séjour pour voir du pays !
Je suis déjà partie en 2011 pendant 1 mois à Tôkyô et j'avais essayé de tenir un petit blog pour partager mon expérience, tenir ma famille et mes amis au courant de ce que je fais etc... même si vu mon planning de visites, j'étais super fatiguée à la fin de mes journées, j'avais vraiment pris du plaisir à raconter ce que j'avais vu et visité. Et quelques années après, c'est assez plaisant de relire certains billets.... ^^
[note : j'ai exporté certains billets datant de 2011, à l'origine, le présent article était le premier billet du blog (^^)]
J'espère que j'arriverai à faire vivre ce blog pendant ce séjour en 2014 et pourquoi pas pour mes prochains séjours au Japon ☆
Pourquoi "MochiMochi Japan" ?
Bon, ça c'est juste un jeu de mot qui-n'en-est-pas-un entre moshi moshi qui correspond à "allô" et le mochi [prononcez mo-tchi] qui est un préparation à base de riz qui sert entre autre à faire des dango.
Voilà voilà, y'a rien de drôle en fait, j'adore juste la prononciation !
mercredi 30 avril 2014
Le (re)commencement... [J-26]
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lundi 1 août 2011
Départ du Japon, retour en France [2011]
Derniers jours à Tôkyô… Samedi matin, j’ai fini mes bagages pour quitter ma chambre de Uguisudani. Franchement, le cœur serré, je m’étais habituée à cette chambre, son petit frigo, la musique du passage piéton qui fait *touliiii-liliii toulouuuu-lou-lou-lou-louuuu*, le voisin Chinois qui parle sur Skype jusque tard la nuit, l’Américain en face qui va au conbini et fait chauffer son bento à 2h du matin…
Bref, vraiment une chouette résidence !
Mon avion du dimanche part à 12h, donc vu l’heure il était plus sécurisant que je parte la veille de Uguisudani, j’avais donc réservé à l’avance une chambre dans un hôtel de Narita.
Pour le chek-out, on nous avait fait une liste longue comme le bras de choses à faire avant de partir et à vérifier (laver & repasser les draps, passer l’aspi, nettoyer le ventilateur, etc…) à 10h j’avais fini, et j’attendais que quelqu’un vienne… sauf que je me suis trompée, il devait passer entre 12h et 13h non entre 10h et 12h comme je le pensais au début…
En plus en 5mn c’était fini. Même pas 5mn pour tout qu'il regarde la chambre, pour signer les papiers, me rendre ma caution de 20 000 yens (180 €)…. Je stressais un peu je dois le reconnaitre, parce que si quoi que ce soit manquait, on allait me retirer une somme forfaitaire (genre la cuillère est à 1000 yens (9 €)). Je m’attendais à ce qu’il soit tatillon, mais en 5mn, le temps de me poser quelques questions sur mon séjour il est parti, me laissant le temps de boucler mon sac à main et de partir.
Direction Narita. Non l’aéroport mais le station de JR Narita à proximité. Pour y aller, ça m’a bien pris 1h30~2h je pense. Aucun souci, des escalators partout –moi qui craignais de me trimballer avec les 20kg de valise et 15kg de « sac de cabine »…
| La jolie chambre (et une sorte de yukata léger que j'ai adoré vêtir ^^) |
La salle de bain est grande, il y a une baignoire, des toilettes à la japonaise qui font du bruit quand on s’assoit, et tout le nécessaire pour se laver, autant en lotion qu’en rasoir/coton-tige/bonnet de bain/brosse à dent/etc…
Enfin, franchement tout était propre, complet, j’ai vraiment été très impressionnée.
| Le plateau super complet ^^ |
Ce matin (31 juillet), j’ai été réveillée à 3h54 par un tremblement de terre. Mes amis de la fac savent que j’en voulais absolument un à « sentir » parce que aller au Japon sans avoir de séisme…. Sans gravité bien sûr !!
Je sentais mon lit bouger, un peu comme dans l’exorciste, les murs et le bâtiment bougeait. J’ai pas trop compris sur le moment, mais quand j’ai réalisé…. « Ouaiiis ! » J’avais aucune idée de la magnitude de ce séisme, mais j’ai fait partager ma joie à mes contacts sur Facebook ahah (^^)
En me réveillant ensuite à 7h, premier réflexe : vérifier la magnitude. J’ai halluciné en voyant qu’il était de 6.4 … je pensais qu’il aurait été bien plus faible –notez que l’épicentre de Fukushima n’est pas la porte à côté. Dieu merci, aucun dégât majeur ni de blessé.
Sur les conseils de mon amie Justine, pour ne pas que ma valise soit trop lourde, il fallait que je m’habille…. Beaucoup ! Alors ce matin j’ai 2 t-shirt, 1 robe, 1 veste, 1 short, 2 jupes froufroutantes (Emeline verra lesquelles ^^) et 2 paires de chaussettes dans mes Converse.
La navette de 8h15 depuis l’hôtel est gratuite, donc ça c’est vraiment cool ^^ Ce matin j’ai vu un épisode de Pokemon, c’est trop chou car Miaouss fait des Nyan et tout en parlant (^^)
Et me voilà donc arrivée à Narita, à présent je squatte la wifi gratuit de l’aéroport, et je suis assise par terre (enfin sur une veste hein) parce que je ne trouve aucune autre prise électrique disponible que celle sur laquelle je suis… C’est sympa de mettre le wifi partout, mais si j’ai plus de batterie après dans l’avion…. Fail !
Ah, et ma valise fait 20.2kg ! Soit 0.3kg de moins qu’à l’aller. Quel est ce miracle vous dites-vous sans doute… j’ai du jeter quelques habits (ceux du mont Fuji), une vieille serviette de bain, et j’ai fini tous mes produits de toilettes. Tout ce qui est cadeau et souvenir du Japon se trouve dans mon sac à main et dans mon sac à dos qui font 15kg à deux, alors que je suis limitée à 5kg normalement… mais ça ils n’ont pas pesé donc…. youpiii
Il est 10h52, à 11h j’irais me prendre un petit déjeuner, et 11h25 je vais à la porte d’embarquement.
J’arrive en Russie à 17h, alors j’écrirais probablement là bas ^^
Merci encore de m’avoir suivi, je quitte vraiment avec tristesse le Japon, mais des images, des souvenirs et des rencontres plein la tête… Je suis heureuse d’avoir pu concrétiser ce rêve d’enfant… et tout ce que je souhaite c’est que vous à votre tour puissiez découvrir le Japon (^__^)
| Inutile : bishounen que j'ai pas arrêté de regarder *0* |
lundi 25 juillet 2011
Mont Fuji 富士山 [Tôkyô] [2011]
J’avais prévu de faire l’ascension du mont Fuji (ou Fujisan) dans la nuit de lundi à mardi, soit du 25 au 26 juillet 2011.
Pour s’y rendre, c’est très simple : il faut prendre un bus à Shinjuku direction Kawaguchiko Gogôme 河口湖 五合目 qui est la 5e station du mont Fuji, mais il est aussi possible de s’arrêter à la 3e
station. Le trajet se fait avec la ligne Keio (il faut s’éloigner un
peu de la station de Shinjuku et chercher des yeux un bâtiment où il est écrit KEIO
en blanc sur fond bleu foncé. De toute façon il faut traverser, pour
plus d’infos demandez moi ^^)
Une
fois que vous avez trouvé le bon endroit, il faut prendre son billet de
bus : 2600 yens pour aller-retour soit 19 €. J’ai
eu de la chance, car j’ai eu mon billet à 18h, et le type au guichet a
fait attendre le bus pour moi… à 5mn près j’étais bonne pour attendre
une heure sur Shinjuku ! Dans le bus pas grand monde : des
anglophones, des asiatiques et quelques japonais. On m’a installé dans
les places réservées aux femmes « Women Only » j’étais très tranquille !
| Le magasin du niveau 5 |
Une
fois prête…. Eh ben..... « C’est partiiii ! »
A
partir de là, c’est le début… le début de la fin. Sisi, il était 20h30
et c’était déjà dur. De une, je me répète, mais rien n’est éclairé. Bien
sûr j’ai ma lampe frontale de chez GO Sport qui éclaire quelques
dizaines de centimètres devant moi, mais c’est tout. Et des fois c’est
difficile de distinguer la route à suivre et le chemin de caillou. Et puis
parfois il y a des sortes de crevasses dangereuses où il est possible de
tomber si on n’y prend pas garde, ou si on va trop gauche on tombe de
très haut également, etc… Franchement plus dangereux que je n’aurais
pensé. Ça faisait partie des trucs que je ne savais pas alors que je
m’étais pas mal renseigné sur le sujet avant d’y aller.
| Mont Fuji Safety Guidance Center |
Au début, je ne voyais vraiment pas grand monde. Des fois des gens passaient devant moi, des fois je voyais des lumières de lampes derrière moi… Globalement le début n’était pas encombré. Je marche pendant environ 1h et on me remet un papier au « Mont Fuji Safety Guidance Center ». Bon, déjà je suis pas perdue c’est bien. Mais mon dieu comme j’ai mal aux mollets ! Forcément comme on monte en pente, ce sont les muscles des mollets qui prennent tout, et au bout d’un moment je monte même en faisant dos à la route, car en lui faisant face c’est trop éprouvant. Il ne fait pas encore trop froid, avec seulement ma polaire je suis bien, mais la transpiration est extrêmement désagréable d’autant qu’elle devient froide et glace le dos.
A
partir de là, je commence à suivre un couple avec leur petit garçon,
mais je finis par les perdre de vue. Je monte 10mn en suivant une sorte
de route vraiment dangereuse quand 3 personnes me font des signes avec
leurs lampes et leurs bras. Je me dirige vers eux… eh ben j’étais tout
simplement hors-piste en fait, et les trois compagnons m’aident à
escalader le grillage pour les rejoindre. Je les remercie et nous
montons. Au bout de 10mn nous faisons une pause, une des filles se met à
chanter Hakuna Matata en japonais. Elle a une superbe voix ! Puis on se
présente et comme souvent on m’appelle Marina et non Marine. « マリーヌ? かわいいい! »
Tous les trois ont été très généreux et
gentils tout le long, très prévenants.
On monte, on marche, on se soutien avec des « 大丈夫? » auxquels on répond invariablement par « うん、大丈夫。 »
(c’est-à-dire « Ça va ? » / « Oui ça va »). Le début du trajet
ensemble ça allait, nous allons tous les 4 à la même vitesse, je les
écoute parler, je commente de temps en temps. La fille a la jolie voix
(je vais l’appeler Kuro ça sera plus simple) Kuro parle beaucoup,
les autres sont souvent à rigoler. Les minutes passent ainsi et nous
nous arrêtons à la 7e station. On s’équipe mieux : écharpe, veste supplémentaire, k-way… tous mettent leurs gants, et voyant que je n’en avais pas… le garçon du groupe chose
sort une seconde paire de son sac et me les offre… Trop gentil ! Même
si à ce moment-là, je n’avais pas conscience que c’était carrément une
question de vie ou de mort ces gants !! Je réalise maintenant que sans ces gants, je
n’aurais pas pu continuer. Tous les trois respirent dans leur bouteille à
oxygène, chose que je n’avais pas pris, jugeant cela superflus. Et à ce
moment-là ça allait.
Le
long de la route, nous croisons davantage de personnes, et parfois des
gens malades qui vomissent sur le côté… C’est effectivement toujours
aussi dur, chaque pas que je fais me semble être une épreuve, je me dis
que je ferais mieux d’arrêter, que j’ai essayé et c’est déjà bien… Mais
quand je vois la détermination dans le regard de mes compagnons et dans
celui des autres grimpeurs qui nous dépassent ou que nous dépassons…
J’ai plus envie de laisser tomber.
Presque toutes les 10 minutes, ce schéma de « J’abandonne/Oh non je vais tenir bon bo*rdel !!!! » se répétait, le dernier prenait toujours le pas sur l’abandon. Nous nous arrêtons cependant assez régulièrement, on voit très bien les lumières des lampes frontales des autres personnes, ou les lumières des magasins et refuges plus haut. Ça me rassure, je me donne des buts « Allez, dans 10mn tu y seras, tien bon » ou « De toute façon tu vas marcher pour y aller, alors fais-le maintenant sans t’arrêter, oublie le reste… » Bref je m’encourage, et je me rend compte que c’est bien mieux de le faire avec des compagnons qui te remontent le moral ou t’encouragent quand tu veux arrêter, que seule...
Presque toutes les 10 minutes, ce schéma de « J’abandonne/Oh non je vais tenir bon bo*rdel !!!! » se répétait, le dernier prenait toujours le pas sur l’abandon. Nous nous arrêtons cependant assez régulièrement, on voit très bien les lumières des lampes frontales des autres personnes, ou les lumières des magasins et refuges plus haut. Ça me rassure, je me donne des buts « Allez, dans 10mn tu y seras, tien bon » ou « De toute façon tu vas marcher pour y aller, alors fais-le maintenant sans t’arrêter, oublie le reste… » Bref je m’encourage, et je me rend compte que c’est bien mieux de le faire avec des compagnons qui te remontent le moral ou t’encouragent quand tu veux arrêter, que seule...
Je
n’ai aucune idée de l’heure qu’il était, j’étais complètement perdue
dans le temps. Minuit ? 2h du matin ? Bientôt 3h ? Ces chiffres ne
signifiaient plus rien, seuls les numéros de stations et le nom des
refuges avaient un sens « Allez, on est à Toyo-kan, courage !! » ou « C’est
bon, c’est Horai-kan qui est en vue ! » « La 8e station ! On
y arrive, encore un peu de courage…. !! » C’est déstabilisant, d’autant
que là pendant que j’écris, justement, je ne sais pas du tout à quelle
heure nous sommes arrivés où, combien de temps nous mettions pour
monter, combien de temps nous nous reposions…
Globalement,
à partir de la station 8 (3100m d’altitude) et pire encore à la station
8.5 (3400m) j’avais énormément de mal à respirer, le garçon
m’a donné une bouteille d’oxygène puisqu’il en avait deux (franchement…
être aussi généreux avec quelqu’un qui croise notre chemin, ça ne se
voit pas tous les jours en France…), et ça allait un peu mieux, mais ça
ne durait jamais guère longtemps. Quand nous escaladons les rochers, les
japonaises lancent des « Je vais mouriiiir, j'ai peuuur ! こわいいーー! »
des petits « Kyah » etc… alors que grimper sur les rochers me rappelle
la Bretagne, quand j’allais sur l’ile de Garo avec ma famille et qu’avec
mes frères nous grimpions sur les rochers… Bon, là il y a la pente en
plus, il fait noir et il fait froid, mais j’aimais bien quand même !
Alors qu’inversement, je galérais à marcher quand le terrain était plat
alors que le trio y arrivait. Je suppose que l’un faisait
appel à certains muscles qui allaient bien et l’autre à des muscles
différents qui me faisaient souffrir.
Comme nous allions à des rythmes différents, nous nous arrêtions quelques secondes pour se retrouver, voir qui est où. La dernière heure, je m’arrêtais davantage pour essayer de respirer, mais c’était extrêmement dur. Cumuler la fatigue, le froid, les douleurs, le fait que le jour même je n’avais mangé qu’un melon pan avec une copine et que j’avais en quelque sorte oublié de prendre un repas correct…. J’avais la tête qui tournait atrocement, l’impression que j’allais m’écrouler à chaque pas… le garçon chose s’arrêtait régulièrement dans sa lancée pour m’attendre et m’accompagner, sa présence me forçait à faire de mon mieux et à avancer coûte que coûte.
Plus
les heures avances, plus il y a de monde sur la toute, et vers 3h du
matin, nous sommes bloqués, nous avançons petit à petit, pas après pas,
énormément de personnes se pressent autour de nous et nous manquons de
nous perdre de vue. Le soleil se lèvera dans un peu plus d’1h30 et à vue
de nez, ce sera difficile d’être au sommet à l’heure.
Pendant notre marche, un groupe de 6-7 religieux habillés en blanc passent à côté de la foule en entonnant des chants que j'ai trouvé... mystiques. Seuls ces chants brisent le silence de la nuit et nous sommes tous à les écouter. Ils sont chaudement vêtus certes, mais ce sont des geta et des tabi qu’ils ont au pied… ! (pour comparer grossièrement, c'est la même forme que des tongs) Comment parviennent-ils à monter les rochers sans se fouler la cheville avec de pareilles chaussures ? Ça me parait être un tour de force. Leur carrure et leur apparence forçait déjà mon respect.
| C'était bourré de monde.... |
4h40.
Je suis à 3776m d’altitude.
Après 7h30 de trajet, de douleur et de fatigue, le soleil va faire son apparition.
Je me suis trouvé une place en avançant sur la droite. Assise entre quelques personnes, je sors mes affaires. Un calme relatif règne, peu de personnes discutent autour de moi, les gens se font discrets et surtout ne quittent pas le ciel des yeux.
Je suis à 3776m d’altitude.
Après 7h30 de trajet, de douleur et de fatigue, le soleil va faire son apparition.
Je me suis trouvé une place en avançant sur la droite. Assise entre quelques personnes, je sors mes affaires. Un calme relatif règne, peu de personnes discutent autour de moi, les gens se font discrets et surtout ne quittent pas le ciel des yeux.
Puis un homme près de nous brise le silence par son hurlement : « Il est là !! » (quelque chose comme ça), et toute la foule pousse des « Ooooh ! » et des « Aaaah ! » ; elle cherche à distinguer les lueurs dorées et orangées du soleil parmi les nuages et l’aurore. Les couleurs au loin prennent une forme arrondie, et la foule se fait fébrile, attendant qu'il se dévoile.
Petit
à petit, le demi-cercle révèle ses formes. La tension est à
son maximum : nous attendons tous qu'il se montre en entier pour
pousser des cris de joie. Les photographes amateurs et professionnels
attendent de pouvoir immortaliser la seconde où il se détachera
complètement des nuages.
Là encore, un silence de mort règne, comme si le moindre bruit risquait de retarder celui qu'on attend tous.
Et
enfin, le soleil est entièrement sorti.
« BANZAIIII !! »
...hurle un japonais. C'est lui qui donne en quelque sorte le signal, car de partout nous entendons des cris de joie « Banzaiiii !! Nippon banzai !! » et bien sûr je me joins à eux pour exprimer la joie qui m'habite, et qui habite sans aucun doute les autres courageux grimpeurs.
« BANZAIIII !! »
...hurle un japonais. C'est lui qui donne en quelque sorte le signal, car de partout nous entendons des cris de joie « Banzaiiii !! Nippon banzai !! » et bien sûr je me joins à eux pour exprimer la joie qui m'habite, et qui habite sans aucun doute les autres courageux grimpeurs.
Les
cris se taisent petit à petit, un brouhaha naturel reprend le dessus et
la foule s’agite pour faire davantage de photos, pour poser devant le
ciel magnifique, les gens se sourient et se demandent entre eux si on
peut les prendre en photo. Occidentaux, asiatiques ou Japonais, nous
partagions je pense le même bonheur... de quelques instants -hélas ce
fut si rapide ! Mais n'est-ce pas après tout l'éphémère qui est
grandiose ? (^^)
A 10mn près nous (les 3 Japonais et moi) n'étions pas au sommet à temps. Franchement j'ai jamais souffert autant, je ne me suis jamais autant dépassé. Je ne pensais pas que c'était si dur.
Ma fatigue extrême pour atteindre à temps le sommet et la beauté du lever du soleil qu'on a tous attendu m'ont mis les larmes aux yeux... c'était un incroyable spectacle, un tableau où se mélangent les tons dorés, orangés et noirs, où les nuages sont teintés de couleurs chaudes où l'on en oublierait presque qu'il fait terriblement froid. Nous avons tous marché de longues heures pour arriver jusqu'en haut, et sommes "récompensés" par cette vue magnifique.
D'ailleurs, j'ai vraiment trouvé ça un signe car le vent s'est mis à soufflet uniquement quand le soleil a été bien en haut du ciel, que le lever était fini... comme si le vent ne voulait pas perturber le silence presque mystique et nous laisser en paix admirer ce lever du soleil.
A 10mn près nous (les 3 Japonais et moi) n'étions pas au sommet à temps. Franchement j'ai jamais souffert autant, je ne me suis jamais autant dépassé. Je ne pensais pas que c'était si dur.
Ma fatigue extrême pour atteindre à temps le sommet et la beauté du lever du soleil qu'on a tous attendu m'ont mis les larmes aux yeux... c'était un incroyable spectacle, un tableau où se mélangent les tons dorés, orangés et noirs, où les nuages sont teintés de couleurs chaudes où l'on en oublierait presque qu'il fait terriblement froid. Nous avons tous marché de longues heures pour arriver jusqu'en haut, et sommes "récompensés" par cette vue magnifique.
D'ailleurs, j'ai vraiment trouvé ça un signe car le vent s'est mis à soufflet uniquement quand le soleil a été bien en haut du ciel, que le lever était fini... comme si le vent ne voulait pas perturber le silence presque mystique et nous laisser en paix admirer ce lever du soleil.
Pour la fin, je vais abréger :
| Une dame qui m'a pris en photo ^^ |
-
je ne suis pas restée très longtemps ensuite, j’aurais tellement voulu
manger quelque chose de chaud… mais j’étais prise de nausées et je
n’avais pas particulièrement envie de vomir devant tout le monde… Alors
après m’être isolée quelques minutes j’ai repris la route pour rentrer, à
mon grand regret je n’ai pas pu m’éterniser au sommet…
-
c’était dur de savoir quelle route je devais prendre, et au total j’ai
du mettre 3-4h pour redescendre. La piste était raide et on manquait à
chaque pas de glisser sur les petits cailloux. Elle n’était pas dure à
descendre, seulement longue, en zig-zag, et glissante.
J’ai
vraiment raconté avec un maximum de détail, respect si vous avez pris
le temps de tout lire. Cette expérience aura été une des plus grandioses
de mon séjour, presque de ma vie même. J’attendais ce jour avec
énormément d’impatience puisque le Fujisan me
fascine.
Pour mes conseils :
- j'avais déjà donné quelques pistes sur ce billet publié quelques semaines avant
-
prenez une bouteille d’oxygène au cas où, au moins une pour deux, car
on ne sait pas comment on va réagir si on a jamais fait d’ascension. Je
ne pensais pas que j’aurais eu autant de difficulté à respirer et
reprendre mon souffle, et si le garçon ne m’avait pas fait ce cadeau, j’aurais laissé tomber depuis longtemps…
-
prenez 1.50 voir 2L d’eau, car c’est fou ce qu’on a soif rapidement !!
Mieux encore, prenez du café ou du lait au chocolat, ou du thé, ça
réchauffe et c’est toujours ça
-
de manière générale, prenez à manger en quantité suffisante. J’ai fait
tourner mon paquet de biscuit si bien qu’au final je n’en ai pas mangé
beaucoup –cependant les autres ont bien sûr partagé avec moi…. Notamment
un bout de fromage qui tenait davantage du Kiri que du fromage !
-
partez à 20h, voir 1 ou 2h avant… Au moins vous aurez le temps d’aller à
votre rythme, car c’est frustrant de se dire qu’on n’arrivera pas à
temps parce qu’il y a la queue sur la route principale !!
- prenez impérativement des gants et une petite serviette à mettre autour de votre cou pour éponger la transpiration
Pour toute question ou conseils, n’hésitez pas à demander ^^
mardi 5 juillet 2011
Asakusa 浅草 [2011]
| Higashi Hongan-ji, vu depuis le cimetière attenant |
Vers 16h je me suis éloigné du centre d’Asakusa pour voir le Higashi Hongan-jin 東本願寺 un temple bouddhiste. C’est à environ 10mn à pied depuis le Sensôj-ji, soit pas très loin…. Mais il n’y avait personne.
Pas un touriste, pas un appareil photo.
Incroyable !
Incroyable !
Du coup je me suis même demandé si c’était ouvert. Grosse surprise et gros coup de cœur : l’intérieur est juste…. magnifique. Je ne sais pas de quand date le bâtiment, mais l’intérieur doré est juste incroyable, étincelant, on voit qu’un soin très particulier est apporté au niveau de l'entretien et pour le placement des éléments. La partie ou la divinité est représentée et adorée, ainsi qu’un espace de prière et une sorte d’estrade/couloir/scène, ces deux-là sont surélevés par rapport au niveau du sol sur ce qui ressemble à une "estrade". Bon, c’est un peu dur à expliquer, quoi qu’il en soit, c’était magnifique, alors je laisse place aux photos (^^)
Ah, je tiens à préciser, dès mon arrivée, en voyant la beauté des lieux, j’ai de suite demandé s’il était possible de faire des photos, je ne vous raconte pas mon état quand l’employée m’a dit que oui, bien sûr…! Parfois il n’est pas possible de faire des photos de la divinité, ou en tout cas l’espace réservé à la prière est réservé aux croyants qui souhaitent s’y recueillir. Parfois c’est donc "caché" par un rideau de fer qui permet de voir vite-fait... Ici, c’est totalement accessible visuellement parlant, en revanche il n’était pas autorisé de monter sur l’espèce de scène surélevée.
Ensuite je suis allée au cimetière à côté. C’était le premier dans lequel j’allais, et (bon, je sais je me répète…) c’était très joli. Tout est bien tenu, il n’y a pas de détritus ni papiers par terre, seulement quelques feuilles mortes çà et là. Ce jour-là, il soufflait un vent de tous les diables, quelques fleurs s’étaient envolées, mais pour la plus part, elles tenaient encore dans les sortes de bocaux en pierre de part et d’autre de la pierre tombale.
Pour ceux qui l’ignorent, le Japon incinère ses morts et les cendre des défunts sont conservées dans ces monuments qui sont les équivalents de nos tombes. Particularité, les religions principales étant le shintoïsme et le bouddhisme, je n’ai vu aucune croix chrétienne. Je ne m’y connais pas vraiment dans les cimetières japonais, alors je ne saurais pas ajouter davantage à ce sujet...
J’allais sortir du cimetière et rentrer chez moi, quand j'ai entendu des chants.... je suis alors rentrée à nouveau dans le Hongan-ji, et j'ai pu entendre les chants religieux des moines bouddhistes et les sutras.... sérieusement c'était très émouvant, très beau, de les entendre tous unis pour chanter et adorer leur divinité.... c’était fort en émotion.
Sur la vidéo qui suit, on croirait que je me cache ou quoi, en fait j’avais peur de déranger, donc je me suis pas mal isolée et mise sur le côté et ai évité au mieux de faire du bruit.
J’ai vraiment eu de la chance ce jour-là, car juste après avoir fini de réciter leur prières ils ont fermé les panneaux adjacents, de part et d’autre de chaque « pièce », plus possible de voir ce qui était de l’autre côté, aussi j’avais bien fait de faire les photos avant la procession, sans quoi ça n’aurait pas été visible.
En fin d'après-midi j’ai traversé le pont Azumabashi 吾妻橋, non sans avoir fait quelques clichés de la Flamme Dorée design par Philippe Starck, ainsi que le bâtiment Asahi (les bières japonaises) dont la structure dorée avec du blanc au-dessus, fait penser à une chope de bière sur laquelle trône la mousse. A côté des bureaux d’Asahi, et à l’intérieur, il y a des brasseries et des restaurant, j’ai choisi un très sympa et intime où je me suis attablée quelques instants.
| Flamme dorée |
| Tôkyô Sky Tree toujours en construction 東京スカイツリー |
En traversant le pont, à l’entrée, il y avait des bagages abandonnés protégés du soleil par un parapluie. En rentrant après mon verre…. Ces bagages étaient à nouveau là ! Encore une preuve qu’au Japon, vous pouvez laisser vos affaires sans surveillance, vos vélos sans chaine de sécurité, votre sac au Starbucks le temps 'aller aux toilettes, votre porte-monnaie dépassant très largement de la poche arrière de votre jean sans être inquiété d’un quelconque voleur...
En longeant la rivière Sumida 隅田川, il y avait aussi la statue de Katsu Kaishû 勝 海舟 « officier de la marine japonaise et un homme d'état qui vécut pendant les dernières années du shogunat Tokugawa 徳川時代 et le début de l'ère Meiji 明治時代 ».
Cette journée a été à nouveau riche et fort fatigante !
Asakusa 浅草 [2011]
Pour le 3eme jour, je m’étais dit que j’allais rester dans les visites de temples et sanctuaires, c’est pourquoi j’ai choisi Asakusa 浅草 et son ambiance très "Edo".
A peine sortie du métro, les touristes se font accoster par des hommes avec des tas de cartes de la ville. Ce sont des conducteurs de jinrikisha 人力車, des sortes de pousse-pousse japonais, tiré donc par un homme à la force de ses bras, et dans lequel deux personnes maximum peuvent monter. Ils font le tour de plusieurs sites touristiques pour quelques 2500 yens.
| Hanzomon (vu depuis le Sensô-ji) |
J’ai emprunté la Kaminarimon-dôri depuis la sortie de métro pour rejoindre la porte en question Kaminarimon (雷門 Porte du Tonnerre). Celle-ci est fréquentée par d’autres conducteurs de jinrikisha, et de nombreux touristes s’y font prendre en photo. Elle est entourée de deux dieux, celui de la foudre à droite, et celui du vent à gauche.
Cette porte mène à une allée entourée d’une centaine de boutiques différentes. Il y en a pour tous les goûts, straps mignons/porte-clés/jouets, des boutiques de biscuits, spécialités japonaises et plusieurs types de nourriture, des yukatas et éventails et même une boutique qui vend un peu de tout à l’effigie de vos stars de dramas ou de la musique préférés (Arashi, News, KAT-TUN, des groupes coréens comme Shinee ou les Girl’s Generation…).
Une fois cette allée traversée, on passe par une seconde porte : Hanzômon (半蔵門 Porte de la Salle du Trésor). Celle-ci est entourée de deux gardiens ni-ou 仁王, l’un bouche ouverte l’autre fermée, datant de 1964. Elles font 5.45m de haut et plus de 1000kg !
| Sensô-ji |
Enfin, on a une très belle vue sur le temple bouddhiste Sensô-ji 浅草寺, un des plus vieux du Japon car construit en 628. Il est consacré à la déesse Kannon et est visité par pas moins de 30 millions de personnes par an... A l’entrée il y a plusieurs petits monuments et statues, j’ai le nom de la plupart, mais il m’en manque sans doute car tout n’est pas indiqué...
| Pagode à 5 niveaux |
A l’intérieur, c’est superbe et relativement grand. Ce temple est bien sûr utilisé pour prier la déesse Kannon, aussi tous les jours à 6h, 10h et 14h, les bonzes récitent des sutras au son des tambours. Il va sans dire que j’y suis allée à l’heure indiquée et que c’était très beau bien qu’avec les gens qui jetaient des pièces pour prier faisaient énormément de bruit. A mon grand étonnement, il y avait pas mal de fidèles venus prier, je pensais que ces derniers allaient plutôt dans des endroits plus intimes, moins touristiques, mais en fait pas du tout.
A propos des pièces jetées pour prier…. Il est très drôle de voir les gens les jeter (il ne faut pas juste les faire glisser) : certains en jettent tellement qu’on croirait qu’ils vident leur porte monnaie, ça fait un bruit fou et tout le monde se retourne vers l’intéressé avec un air « MER IL EST FOU ! » (certains comprendront la référence, d’autre non …), ou alors il y a ceux qui se croient au baskets et qui jettent la pièce depuis l’autre bout du Sensô-ji à quelques mètres, la pièce survolant la tête des touristes en face (et bien sûr, elle tombe toujours dans la « boite » qui accueille les dons, car un filet de protection sépare cette partie du temple avec la partie réservée à la prière.
Bref y’a des trucs assez funs à voir dans un temple ! (^^)
Avant de partir, j’ai souhaité testé un omikuji おみくじ, une divination écrite sur une feuille de papier. S’il en existe des « automatique » en machine, celles-ci étaient à tirer soi même.
Fonctionnement : on met une pièce de 100 yens dans le véhicule à roulettes qui contient les omikuji, on prend alors une boites en métal qu'on agite en espérant attirer la bonne fortune et la chance sur soi. Cette boite contient des baguettes de bois sur lesquelles un numéro (en kanji bien sûr) est écrit. Un seul bâton peut sortir à la fois de la fente. Regardez le chiffre qui y est écrit, et repérer ce chiffre sur les tiroirs en face de vous. Enfin, vous pouvez prendre la divination dans le tiroir du chiffre que vous avez tiré, et lisez là. Si la prédiction parle de malchance, il est de rigueur d'accrocher la prédiction sur une tige du cadre de bois en rouge.
Même si on tire un omikuji prédisant de la malchance, rien n'est écrit d'avance, ce n'est pas une tragédie !
Pour ma part j'ai tiré Good Fortune, le numéro 95.
Fonctionnement : on met une pièce de 100 yens dans le véhicule à roulettes qui contient les omikuji, on prend alors une boites en métal qu'on agite en espérant attirer la bonne fortune et la chance sur soi. Cette boite contient des baguettes de bois sur lesquelles un numéro (en kanji bien sûr) est écrit. Un seul bâton peut sortir à la fois de la fente. Regardez le chiffre qui y est écrit, et repérer ce chiffre sur les tiroirs en face de vous. Enfin, vous pouvez prendre la divination dans le tiroir du chiffre que vous avez tiré, et lisez là. Si la prédiction parle de malchance, il est de rigueur d'accrocher la prédiction sur une tige du cadre de bois en rouge.
Même si on tire un omikuji prédisant de la malchance, rien n'est écrit d'avance, ce n'est pas une tragédie !
Pour ma part j'ai tiré Good Fortune, le numéro 95.
lundi 4 juillet 2011
Ueno et Tôkyô Tower [2011]
J'étais déjà certes allée à Ueno, mais je n'avais pas eu le temps de tout voir : quand on sait qu'il y a des tas de musées, de temples de sanctuaires etc, 2 bonnes journées sont nécessaires si ce n'est plus !
Programme assez chargé de mon côté : en premier lieu, je souhaitais voir le musée Shitamachi 下町, ou comme un guide a sympathiquement traduit (ou pas) Musée de la Basse Ville.... Merci la trad inutile. Pour 300 yens, on accède à un joli musée à l'image de ce qu'était Shitamachi à la période Edo 江戸時代 (1600 à 1868), une reconstruction très fidèle d'une maison avec un magasin de bonbon attenant, une maison servant aussi d'atelier pour la confection de zôri 草履 (sandalettes ressemblant à des geta).
Au fond, il y a également un tout petit autel shinto. La visite m'a été faite par une femme qui travaille dans le musée, elle m'a tiré un omikuji おみくじ(j'en avais parlé précédemment, c'est une prédiction) sur lequel j'ai eu "Good Fortune" à nouveau (numéro 43 cette fois). Elle m'a expliqué plein de choses à proposée de la période Edo mais surtout de la manière que les habitants avaient de vivre, l'importance de la pièce à vivre, le rangement des futon, la composition de la cellule familiale, comment et où ranger les affaires et le matériel de cuisine.... passionnant et interactif. A l'étage, une reconstitution d'une maison plus moderne avec téléviseur, radio, machine à coudre etc... Et aussi des petites expositions, des objets et photos plus récents (datant du séisme du Kanto et des années 50 à 90.
Un très joli petit musée, et pas cher du tout compte tenu qu'on nous fait une visite guidée qui dure bien 35mn & qu'on nous tire en plus un omikuji, chose assez sympa quand même ^^
Petit message à destination des filles : avec Emeline, nous avons remarqué que cette partie d'Ueno semble fréquentée par des hommes de 40~45 ans aux intentions malhonnêtes vis à vis des filles étrangères. Je ne peux que vous mettre en garde, malgré les sourires, la sympathie apparente etc, évitez-les autant que possible. Je n'en avais pas parlé précédemment pensant à un cas isolé, mais le 2 juillet, un homme m'a proposé de me prendre en photo avec mon appareil et a souhaité m'accompagner jusqu'à Ameyoko, sauf qu'en chemin il a essayé de me toucher le bras et de se rapprocher, donc je l'ai laissé sur place.
Emeline a vécu exactement la même mésaventure au même endroit, même "mode opératoire" où il propose de nous prendre en photo avec notre appareil...
Là, en quittant Shitamachi, encore un autre qui veut faire la causette, prétendant être en vacance et souhaitant m'accompagner jusqu'au temple Kan Ei-ji 寛永寺. Ouais mais non.
Fin de la parenthèse donc ; mesdemoiselles, s'il est clair que vous n'avez rien à craindre compte tenu du monde dans le parc et de leur caractère inoffensif, ne vous laissez pas pour autant approcher par ceux qui ont l'âge d'être votre père.
C'est le plus grand et le plus ancien musée de Tôkyô. L'ensemble est super bien organisé, y'a beaucoup d'explications en anglais, chaque salle est consacrée à une part de l'histoire ou de l'art japonais. 110 000 objets, incluant 87 objets sont classés Trésor national Japonais et 610 objets sont classés Propriété Culturelle Importante. Bref, c'est juste le plus conséquent musée que j'ai vu jusque là. Ce n'est pas le plus "beau" ni le plus "fort" émotionnellement parlant (rien qu'en comparant, j'ai préféré celui d'Ota à Harajuku), mais sans doute le plus complet.
A l'entrée, il y avait un petit atelier pour créer une sorte de... de marque page (j'ignore son utilisation première en fait) qu'on décore en appuyant avec des tampons aux motifs anciens, comme si on créait un petit kimono. Le mien était juste très moche, mais bon... Ce sont des collégiennes en uniforme qui s'en occupaient, j'ai très vite compris à leur empressement et au regard de leur professeur qu'elles devaient parler anglais. J'étais la seule étrangère et elles m'ont sauté dessus en anglais avec des "Hello ! Do you want to try this?" sous le sourire satisfait de leur sensei.
Dans ce musée, il est possible de voir énormément de choses donc, des statues de Bouddha (une exposition spéciale), des katana appartenant à de célèbres samurai, des objets pour la cérémonie du thé, des habits, peignes etc, des sculptures et poteries très anciennes, des objets ainus (souvenir de la 1ere année de licence, quelle émotion :3) ... vraiment tout un tas de choses, ce fut passionnant ! Alors je recommande, mais quitte à y aller, prendre une journée, je n'ai pas eu le temps d'aller au pavillon des autres pays asiatiques...
Direction Uguisudani 鶯谷 à pied, je suis passée par un petit cimetière Kan Ei-ji, encore une fois très bien entretenu et beau à voir. Pas du tout la même ambiance terne, déprimante et bétonnée des cimetières que je "connais", puisqu'il y avait pas mal de plantes, de fleurs, et que l'allée elle-même en sortes de "dalles" est vraiment jolie.
| Un relief charmant, de loin on voit un panda et un paysage, de près ce n'est que de la couleur... ^^ |
D'ailleurs j'ai pu trouver le chemin pour traverser sous l'arrêt JR de Uguisudani (rappel : ma résidence est à 5mn à pied de cette station de train) et passer d'un côté et de l'autre de la station. Vraiment, ma résidence est tout à côté d'un des "poumons" de la ville ^_^
Le soir, Emeline, Osamu et moi-même sommes allées à la Tour de Tôkyô 東京タワー, réplique légèrement plus grande que notre Tour Eiffel, et de couleur rouge et blanche.
Très sympa donc, comme visite pour clôturer la soirée, bien que comme tous les soirs j'en ai mal aux jambes d'avoir marché, piétiné sur place, de m'être baissée pour lire des commentaires et faire des photos...
Ça me rappelle quand je lisais les blogs de voyages et que les gens répétaient "Nous mourons d'envie d'en faire plus, mais malheureusement le physique ne suit pas". Je n'y croyais pas vraiment, et pourtant je me retrouve dans ce cas également...
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