vendredi 24 avril 2015

Première semaine à l'université Kwansei Gakuin



 C'est avec à peu près 2 semaines de retards que je vais parler des cours que je suis ici.Les cours ne sont pas particulièrement durs (à part un seul, mais il est optionnel) par contre on a beaucoup de boulot, d'où le fait que j'ai mis du temps à poster ceci (pourtant ça fait un bail que j'ai écrit ce texte !)


Prête à travailler ! \o/
BREF début avril, j’ai eu ma première semaine dite « d’orientation ». Toute la semaine nous devions venir à la fac (qui du coup comme c’était les vacances, était pas mal désertée sauf par quelques étudiants faisant partie de clubs) afin qu’on nous explique comment fonctionne l’université, le règlement intérieur (plutôt strict à mon avis, surtout quand on compare avec les universités françaises), les procédures pour la « course registration » (c’est-à-dire choisir les cours qu’on veut suivre pendant le semestre), les procédures d’enregistrement d’adresse etc…





Dès le lundi nous avons donc droit à un petit test de placement pour nous répartir entre les différents niveaux de cours de japonais. Il y a des étudiants qui sont en « Regular » avec 4 cours de japonais le matin et moi qui suis en « Intensive » avec 6 cours de japonais le matin. Le test c’est plein de questions de grammaire de kanji, de vocabulaire, de compréhension de texte et un petit entretien avec un professeur. 

On peut se "reposer" à midi avec un buffet énooooorme (il faut le dire) et super bon (geez j'ai pu manger des fraises !). On sent qu'on est pas dans une fac "bas de gamme" ou quoi ahah !

La joie se lisait sur nos visages !


L’après-midi on a rendez-vous dans une salle où nous attendent des Japonais(es) : ce sont nos Nihongo Partners. Un Nihongo Partner ("partenaire de japonais") c’est un élève de Kangaku (Kangaku = diminutif de Kwansei Gakuin Daigaku) qui a pour mission d’assister l’élève étranger dans différentes démarches (genre enregistrement de l’adresse sur notre Carte de Résident) et de lui faire pratiquer son japonais. Je sais pas si ça a toujours été comme ça mais nous avons tous deux NP, les miennes s’appellent Mizuki et Kanae et elles sont été adorables (et en voyant que certains étudiants étrangers ne parlaient pas du tout japonais, elles sont sans doute été soulagées de voir qu’on pouvait un minimum discuter !).

Lundi après-midi, chaque étudiant armé de ses deux NP et d’un plan de l’université est sorti dehors pour qu’on lui montre les différents bâtiments et les endroits sympas de l’université. Ça fera l’objet d’un post un peu plus tard et je l’ai déjà dit plusieurs fois mais la fac est vraiment énorme et très classe... !!

« C'est vraiment une fac ? Mais c'est trop beau !!! <3 »
Après le tour de la fac (et après m’avoir entendu dire mille fois « Aah c’est grand ! Ooh c’est beau ! Hann mais c’est vraiment une université ?? ») (vous comprendrez pourquoi en voyant les photos....), nous nous rendons à Takarazuka pour acheter un teiki-ken 定期券, c’est-à-dire une sorte de carte de transport qui me permet de voyager en illimité entre deux points donnés, à savoir entre ma résidence à Takarazuka et jusque la fac (je m’arrête à Nigawa mais c’est également accessible depuis l’arrêt Kotoen). Finalement impossible d’en acheter un à Takarazuka à cause d’un problème momentané de machine alors on repart dans l’autre direction à Nishinomiya-Kitaguchi.

Teiki-ken entre Nigawa 仁川 et Takarazuka 宝塚
Grâce à mon statut étudiant, je paie seulement 5 700 yens pour 3 mois de trajets illimités entre ces 5 stations (contre 17 000 en tarif normal), ce qui est hyper cheap par rapport à ce à quoi je m’attendais. Ça revient à 44 € soit 15 € par mois (contre 133 €/mois si je n’avais pas de réduction). Bien sûr ça va paraitre très cher, surtout qu’à Lille je payais 18 € par mois pour naviguer sur l’ensemble du réseau transport. Alors que là ça n’est que 5 stations. Mais les transports en commun au Japon, on les paie à la distance et non à l’heure ou au trajet. Plus on voyage loin sur une ligne plus ça va être cher. A Lille, on peut faire 10 stations comme en faire 50 on paiera le même prix. Ici je peux payer facilement 5-10 € pour aller au centre-ville de Osaka ce qui est pas donné si je veux bouger tous les week-end.


Le soir je rejoins Laurie chez elle. Elle n’avait alors encore ni portable ni internet donc c’est un peu dur de se joindre. Du coup on a pas d’autre choix que de se donner des rendez-vous très précis « A tel endroit, à telle heure, okay ?! Et je t'attendrai 1h, après je rentrerai, okay ?! » sinon on finirait pas se rater et…. 
*musique dramatique
...et on finirait par ne plus jamais se retrouver l’une l’autre...
.........et notre voyage serait gâché car on aurait plus moyen de se redonner des rendez-vous vu qu’elle est coupée de tout moyen de communication... ! 

...............et alors on finirait par vivre chacune dans son coin alors qu’on est parties ensemble 
...NAOONNNNN !! 
*la musique dramatique s'arrête*

Bref, on se donne rendez-vous mercredi puisque j’ai mon après-midi de libre.




Le lendemain (mardi donc), de nouveau rendez-vous à la fac pour parler des Address Registration et de l’Health Insurance Card. Comme j’ai un visa étudiant/long séjour, j’ai une carte de résident, au dos de laquelle je dois faire noter mon adresse au Japon. Je retrouve mes deux NP et nous nous rendons à Sakasegawa. 








Arrivée à l’arrêt Obayashi, je vois une gaijin (étrangère) entrer dans la rame. Et c’est marrant mais elle me disait quelque chose….
 Les cheveux châtains-auburn aux épaules, bouclés, le sac vert kaki, les fringues, l’apparence générale…

Pas de doute possible, c’était Laurie !

J’étais en pleine conversation avec mes Nihongo Partners (en japonais donc !), et le truc c’est qu’ici comme je parle japonais anglais et français en fonction de mon interlocuteur, mon cerveau commence à dérailler et à plus comprendre ce que Laurie fiche dans le train et dans quelle langue je dois lui parler.
Je suis tellement surprise (attendez, quelle est la PROBABILITÉ pour que Laurie aille dans MA direction, rentre dans MA rame, le MÊME jour que moi à la MÊME heure….. ?! Je veux dire : à Lille c'est possible car il y a que deux rames, mais y'en a des dizaines dans ces trains, c'est trop improbable !!) bref, tellement surprise que je bafouille une excuse à mes Nihongo Partners et que je vais voir Laurie complètement hilare, je lui ai fait un peu peur d'ailleurs xD, et la pauvre est aussi surprise que moi, mes NP sont aussi étonnées (je suis pas sûre qu'elles aient compris ce que je leur ai dit en fait ahah), du coup on est tellement bruyantes (terme toutefois relatif vu le silence de mort dans la rame, on va dire qu’on faisait un bruit tout à fait normal) que je vois les gens se retourner vers nous, sans doute des « Qu’est-ce qui leur arrive aux gaijin ? » dans la tête…. 
Ahaha c'était assez énorme... !
GG à nous !

Du coup Laurie allait aussi jusque Sakasegawa pour aller à la banque et se faire un nouveau portable donc je propose à mes NP qu’on aille au moins à la Mairie à quatre, au moins comme ça c’est fait pour Laurie et moi !


Arrivées à la Mairie située à 10-15mn à pied de la gare, nous attendons plus d’une heure dans une salle d’attente, car bien sûr la totalité des étudiants étrangers de ma fac sont partis eux aussi à la Mairie enregistrer leur adresse. Beaucoup d’attente du coup.
Puis au fur et à mesure, je me rends compte qu’il fallait peut-être que je prenne mon passeport, hors ça n’était pas précisé sur le document parlant de l’Address Registration (c'est pas de la mauvaise foi, c'était vraiment PAS marqué T_T)
....ce qui fait que quand c’est enfin notre tour, je tente ma chance mais finalement…. Nope, impossible de le faire sans le passeport. Bah tiens donc. J’ai attendu plus d’une heure pour rien…. ?! Bon au moins Laurie, accompagnée des deux filles parvient à le faire pour elle-même. On décide donc d’y retourner dans la semaine histoire qu’on le fasse pour moi.

On s’apprête à rentrer et vu l’heure (plus de 15h, à cette heure-ci les banques sont fermées) (oui oui vous avez bien lu, les banques sont en gros ouvertes de 9h à 15h)(c'est un peu abusé mais bon....... si je commence à parler des banques et des paiements ici ça prendra trop de temps !) on explique aux filles que Laurie a besoin d’un portable de chez Softbank, alors dans une grande gentillesse, elles se proposent de nous donner un coup de main. Laurie en a parlé plus en détail, mais quoi qu’il en soit…. VICTORY ! Elle repart avec un numéro et une nouvelle adresse e-mail. ENFIN on peut communiquer par mail !! 
 
Le téléphone !! Enfin ! Le téléphooooooooooone !!!
(pour information, on envoie pas de sms au Japon, on envoie des mails via une adresse de téléphone portable, la nôtre finit donc en @softbank.ne.jp, mais le principe est le même)

Nous nous séparons des deux Japonaises qu’on ne saurait assez remercier puis direction un Mac Do où on espérait pouvoir profiter de la wifi.....mais non y’en avait pas… ah la wifi au Japon.....




Les salles de PC accessibles à n'importe quelle heure
Le mercredi j’ai encore une « orientation » au sujet des cours et de l’utilisation des ordi, d’internet et de la wifi dans l’université. Pour la wifi il faut remplir un document assez pointu sur les appareils qu’on veut faire enregistrer (téléphone, ordinateur, tablette…).
Pour les cours, j’en parlerai dans un prochain post je pense, parce que c’était pas forcément évident pour moi de comprendre le système de cours avant d’arriver au Japon.




L’après-midi, je revois Laurie et direction la Mairie où je peux effectivement faire enregistrer mon adresse (la demoiselle qui s’occupait de nous était adorable comme tout !).
Ma carte de résident avec l'adresse au dos
La carte de sécurité sociale (reçue par courrier), elle m'a d'ailleurs été très vite utile !
Les délicieux ramen qu'on a mangé au déjeuner !
Nous retournons en direction de la gare de Sakasegawa où nous mangeons (diantre que c’était bon !) puis direction la banque où Laurie avait quelques trucs à faire, et nous avions des questions pour que je me créé un compte chez eux). Nous finissons par journée par quelques petites courses (c’est fou comme ça prend du temps pour avoir tout ce qu’il faut chez soi ! Que ça soit la lessive, du gel douche, du savon pour les mains, des accessoires pour cuisiner, des baguettes etc…. heureusement que le kami (dieu) Daiso (et ses comparses qui forment les kami des Hyaku-en shop) est là ! 





Le lendemain (nous sommes donc jeudi), nous avons une matinée de « Préparation aux catastrophes naturelles ».  
日本は地震多い国です。 « Il y a beaucoup de séismes au Japon »
J’ai très très souvent entendu cette phrase. Et quand l’intervenant, employé à la Mairie de Kôbe nous demande si on a senti le séisme de hier, beaucoup d’étudiants ont l’air étonnés.
Des séismes il y en a énormément mais on en ressent une petite partie car la plupart sont trop faibles. C’était une intervention hyper sympa, il y avait une petite partie « mise en situation » au cas où un étudiant ne parlant pas japonais se retrouve face à un incendie ou à quelqu’un qui se serait blessée ou inconsciente etc.

L’après-midi on la « Library Orientation », on nous a simplement expliqué le fonctionnement de la bibliothèque (qui est gigantesque et possède beaucoup de revues et magazines actuels, des bouquins en anglais sur le « Cool Japan », une grande vidéothèque et un nombre incroyable de ressources anciennes et très précieuses dans les sous-sols.








Enfin arrive le vendredi. Le jour qu’à peu près tous les étudiants attendaient : le résultat du Placement Test. On a passé le test lundi et avons eu une rencontre avec un professeur et à partir de ça on sera mis dans des niveaux. On a en plus parfois des numéros associés à notre groupe de niveau, ce qui signifie qu’on a des difficultés dans tel ou tel domaine. Du coup pour ma part, je suis en Niveau 4, groupe 2, avec un chiffre qui signifie que j’ai des difficultés en grammaire. Bon soit, je pensais que j’aurais eu des difficultés en kanjis mais si c’est « que » en grammaire…

Une salle de cours
Le groupe 4 c’est un groupe « moyen + » je dirais. Je dirais qu’ils se situe entre JLPT 3 et 2 pour ceux à qui ça parle. Le groupe 5 (qui est meilleur) est pour les élèves qui visent/ont le JLPT 2 et je pense que le groupe 6 est pour ceux qui visent/ont le JLPT 1, c’est donc le meilleur des niveaux.

Il y a des élèves forts contents, d’autre forts déçus, à ce moment-là mon groupe m’allait très bien (mais en bonne Française je vais bientôt trouver à me plaindre, ne vous en faites pas ^^).


L’après-midi nous avons une dernière « Orientation » optionnelle pour celles et ceux qui veulent rejoindre le Training Center de la fac pour faire du sport dans une salle de sport, où il semblerait qu’il y ait des vélos elliptiques, des appareils de musculation etc.



Enfin, en fin d’après-midi je rejoins une amie Japonaises, Moemi, à Nishinomiya-Kitaguchi. Deux amis Français arrivés aussi en avril m’accompagnent et nous prenons un petit verre et dégustons une sorte de mochi à l’extrait de fougère. C’était un goût que je ne connaissais pas, mais c’était vraiment bon ! Nous passons un excellent moment ensemble, à faire du lèche-vitrine dans les magasins, je m’achète un bon et joli petit parapluie à LOFT. 



 
Le soir, Moemi et moi partons manger dans un izakaya (sorte de restaurant/bar o on peut manger plein de petits mets entre amis ou collègues tout en buvant de l’alcool si on souhaite) très luxueux. Elle m’a fait goûter un ensemble de légumes de Kyôto et divers légumes ou plantes que je ne connaissais pas (comme du bambou…. Et le reste j’ai oublié car ça ne ressemblait en rien à ce qu’on peut trouver en France !). On compare ainsi les différents légumes français et japonais : par exemple elle ne connaissait ni les endives ni les artichauts alors que personnellement, les artichauts me font penser à mon enfance tellement c’est commun pour moi.




C’était donc une première semaine à la fac super prenante, c'était assez crevant je dois dire. Je n’ose imaginer la difficulté pour ceux qui ne parlent pas du tout japonais. Pour ma part j'ai jamais vraiment eu de problèmes, que ce soit en cours ou lors des journées Orientation, mais j'étais quand même bien contente quand le week-end est arrivé ! (même s'il s'est avéré bien rempli !)

 


mercredi 1 avril 2015

Arrivée au Japon : premiers jours



Je n'avais pas d'accès à internet avant hier soir, d'où ce message posté avec du retard.




Laurie (mon amie partie en Working Holiday, ses précédentes et nos futures aventures sont à lire ici !) et moi sommes parties jeudi 26 mars, après quelques péripéties qui incluent :
- une valise bien trop lourde de +32kgs (contre 30kgs accordés)
- une valise ouverte en plein aéroport pour transférer mon poids en trop dans la valise de Laurie
- le code secret de ma valise malencontreusement changé sans que je m’en rende compte
- Laurie et moi motivées pour retrouver le nouveau code de ma valise et résolues à tenter les 999 combinaisons possibles (dieu merci c’est un code à 3 chiffres parce que se taper 9999 combinaisons là….)
- arrivée à la combinaison 828 la valise finit par s’ouvrir et nous pouvons remettre mon précédent code (et accessoirement j’apprends comment on change le code de ma valise)
- au moment du check-in, dans la queue, je reste à tergiverser et j’échafaude des plans pour essayer de faire passer les +12kgs (contre 5~7 autorisés) de mon sac à dos (et une fois encore Laurie me sauve !) bien que ça se soit avéré finalement non nécessaire.

On paaaart~ !!
C'était très bon, le vol a été super et le choix de films est excellent !
Après un vol des plus agréables, nous sommes arrivées au Japon à 17h30 (heure locale) et c’est toutes joyeuses que nous sommes donc allées présenter nos passeports à l’immigration. Avec ce qui avait l’air d’être…. un demi-million de personnes.

Il y avait un monde fou à faire la queue dans le bâtiment, la majorité était étrangère, on a vite déchanté ! Malgré le fait qu’on possédait toute les deux un VISA (hors quand on part pour moins de 3 mois pour des raisons touristiques par exemple on obtient un VISA temporaire à l’entrée, les deux sont donc différents) nous n’avons pas été dirigées vers une queue spéciale, on a pris notre mal en patience (comprendre : en bonnes Françaises on a pas mal râlé !), j’ai soupiré parce que mes épaules me faisaient trop mal (mon sac à dos de +12kg n’y est pas pour rien) mais on a fini par avancer lentement…


Quand au bout de 2 longues heures ça a été notre tour, arrivée devant le guichet, Laurie s’est vue redirigée vers un guichet spécial qui s’occupe justement des personnes possédant un VISA de longue durée (pour mes camarades de classe : ces guichets ont un papier bleu dessus avc écrit quelque chos comme « Long-term » ou quelque chose du genre).  Je l’ai suivie et nous avons encore attendu notre tour. 

C’est un guichet spécial car à notre arrivée on nous créé une resident card qui nous permet de sortir et re-rentrer sur le territoire et remplace notre passeport en cas de contrôle d’identité. Il faut toujours l’avoir sur soi, contrairement au passeport que du coup je peux laisser dans mon nouveau « chez moi ».

Une fois la carte faite par le monsieur du guichet (ça prend 1mn même pas), les valises récupérées, la douane japonaise passée, j’ai pu rejoindre le personnel de Kangaku (l’université japonaise) qui m’attendait. J’étais censée arrivée à 16h50 et je pensais sincèrement les rejoindre vers 18h mais nous sommes arrivés plus tard (étrangement) et le temps de faire la queue pour le contrôle des VISA, je les ai rejoints à 20h.



Le hall
Il y avait seulement quelques étudiantes avec qui j’ai discuté rapidement. Avec Laurie, on en a profité pour que je recharge mon portable et que j’ai mes mails illimités (on n’envoie pas ou très peu de SMS au Japon, ça fonctionne surtout par mail). Laurie est partie pour son auberge de jeunesse tandis que je partais avec les filles en direction de la navette pour l’hôtel. Nous étions accompagnées par les gens de Kangaku, tout est pris en charge par eux. On monte dans la navette et arrivons vite à l’hôtel qui est hyper classe. Pour donner une idée, c’est un peu l’hôtel de Lost in Translation, hyper classieux et tout. Nous sommes trois par chambres (j’étais avec une Coréenne rencontrée à l’aéroport, la seconde Coréenne était très sympa aussi mais parle moins).


Au matin nous avions rendez-vous à 8h15 au rez-de-chaussée avec tous les étudiants étrangers pour qu'on nous remette de la documentation puis prendre le car pour nos résidences ou nos logements respectifs (comme je l’avais dit auparavant, il y a la possibilité d’être en famille, il y a un logement pour jeunes filles en colocation avec des étudiantes Japonaises, il y a le Residence I, le Residence II, le Residence III et la possibilité de prendre un logement personnel).





On a mis environ 1h pour rejoindre notre résidence. Ma résidence est la II, je suis ravie d’y avoir été placée ! Les gens du dortoir sont super sympa, mais pour l’instant à part quelques Français (on est au nombre de 4 je crois) et la nouvelle fournée d’étudiants, je ne connais pas tous les gens ici. Il doit bien y avoir une 50aine de chambres et nous sommes peut-être 15-20 nouveaux en avril. Je parlerai plus longuement du logement plus tard, et plus de photos également, ça intéressera mes camarades de classes qui font également l’échange le semestre prochain.

Après avoir déposé mes valises (et mes 20 000 sacs) dans ma chambre, j’ai fini par rejoindre Laurie jusque son appartement. Bon je dois avouer que j’ai mis un peu de temps à trouver où elle habite mais j’ai adoré son appart et la localisation ! Mais ça elle en parlera plus longuement dès qu’elle aura internet (^^) Nous sommes forcément allées inaugurer le Sushirô local situé à +/- 15mn (selon qu’on y aille le ventre vide ou qu’on rentre le ventre plein, on gagne/perd 2-3mn je pense) puis avons passé le reste du temps chez elle.

Le fameux Sushirô !!


Le lendemain est passé très vite : courses chez LOFT à Book-Off et à Daiso au matin, l’après-midi je me suis à nouveau rendue chez elle et nous avons fait quelques courses pour nos logements respectifs avant que je rentre dans ma chambre.

C’est la première fois que je vis le printemps au Japon et c’est vraiment superbe (désolée de donner envie, mais c’est vrai...). Il y a énormément de sakura, je ne les avais jamais vraiment remarqués pendant l’été, mais maintenant qu’ils sont tout roses, je ne vois que ça.

Me réhabituer à parler anglais/japonais n’est pas si difficile, parfois je ne sais plus si je dois parler japonais ou anglais parce que les niveaux entre mes camarades sont très différents. Pas mal ne parlent pas un mot voire ne savent pas lire le japonais (les kanas), certains ont des bases, d’autres savent maintenir une conversation et d’autres aussi sont venus avec le niveau JLPT 1 (soit un excellent niveau de japonais), autant dire qu’on a vraiment des extrêmes ! En ce qui concerne l’anglais, il y a quelques élèves qui je crois ne parlent vraiment pas anglais (quelques Coréens), la majorité a un excellent niveau ou est natif/native d’un pays anglophone. C’est d'ailleurs fascinant d’entendre tous ces accents pendants une conversation !

Je raconterai le début de ma semaine ici et à la fac (qui est vraiment vraiment super belle) dans le prochain message :)